03.03.2020 à 05:56

États-Unis

Public Enemy implose sur fond de dispute politique

Chuck D a viré Flavor Flav après que ce dernier a voulu lui
interdire de donner un live au cours d'un meeting du Démocrate Bernie Sanders.

de
Fabien Eckert
Flavor Flav (à g.) et Chuck D ont marqué le hip-hop, notamment avec leurs textes militants.

Flavor Flav (à g.) et Chuck D ont marqué le hip-hop, notamment avec leurs textes militants.

AFP/Rick Kern

La primaire démocrate en vue de l'élection du président américain fait rage. Elle a fait une nouvelle victime et ce n'est cette fois pas un politique. Chuck D a viré Flavor Flav de Public Enemy, mythique groupe hip-hop qu'ils avaient créé ensemble au début des années 1980. «On va avancer de manière permanente sans lui. On le remercie pour ses années de service», a communiqué le combo new-yorkais dimanche 2 mars 2020.

En cause: la volonté de Chuck D de se produire sous le nom de Public Enemy, lors d'un meeting du candidat Bernie Sanders à Los Angeles. «Il ne peut pas se produire sous le nom de Public Enemy sans Flavor Flav. Ceci d'autant plus que Flavor Flav ne soutient aucun candidat», a déclaré l'avocat de ce dernier dans «Rolling Stone». Le conseil de Chuck D ne voit pas les choses ainsi. Il a affirmé que son client pouvait jouer sous le nom de Public Enemy puisqu'il est «le seul propriétaire et détenteur des droits du groupe»: «Il en a dessiné le logo, il en est l'âme et le principal compositeur».

Les tensions entre les deux rappeurs ne sont pas nouvelles. Chuck D a d'ailleurs précisé sur Twitter que le renvoi de son ex-meilleur ami n'avait rien à voir avec le meeting de Sanders: «Il ne sait d'ailleurs même pas qui c'est». Flavor Flav s'était opposé dernièrement au fait que Public Enemy soutienne une association qui milite contre les injustices. En 2017, les deux rappeurs s'étaient retrouvés au tribunal pour une affaire de droits d'auteur impayés.

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