Technologie: Pucé, il ouvre des portes sans les toucher

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TechnologiePucé, il ouvre des portes sans les toucher

Sandro Portner s'est fait greffer deux micropuces dans ses mains. Grâce à cette technologie, le Bernois de 19 ans peut ouvrir des portes sans clé et déverrouiller son smartphone.

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Maria Weingartner/ofu

Sandro Portner se fait souvent traiter de «taré» lorsqu'il parle de ses micropuces. «En Amérique, ces puces implantées dans la peau cartonnent», explique le Bernois de 19 ans qui se moque de ce que peuvent bien penser les autres de lui.

Deux millimètres de long

«La puce de ma main droite me permet d'ouvrir la porte d'entrée de mon appartement. Avec celle de gauche, je peux déverrouiller mon téléphone portable ou contrôler certaines applications», raconte l'informaticien en formation. Mais ces petits dispositifs, à peine plus grands que deux millimètres de long, sont également une véritable preuve d'amour pour Sandro Portner. «Lorsque je mets ma main sur un téléphone portable étranger, le nom de ma copine s'affiche sur l'écran.» «Les gens s'intéressent beaucoup à mes implants. Je leur explique que mes puces n'ont pas de batterie et qu'elles sont alimentées par une source d'énergie extérieure, comme mon smartphone. Lorsque j'approche mes mains de mon natel ou de l'appareil que j'ai installé à la porte de mon appartement, ils envoient des ondes magnétiques aux puces qui s'activent et font ce pourquoi elles ont été programmées.»

Pas de problème pour la santé

Le jeune Bernois a eu l'idée de se faire greffer ces deux micropuces en lisant un article de nos collègues alémaniques de «20 Minuten», publié le 22 août dernier (voir encadré). «Le premier implant a été placé dans ma main gauche par un studio de tatouage zurichois. J'ai commandé la deuxième puce via internet pour 30 francs. Je l'ai implantée grâce à une seringue. Les deux puces ne sont pas dangereuses pour la santé. Elles sont en verre bioactif. Cette matière n'a pas d'effet répulsif sur le corps.» Ses deux bijoux high-tech ne lui posent pas non plus de souci dans la vie de tous les jours. «J'ai pu passer sans problème les contrôles de sécurité à l'aéroport.»

Un studio zurichois précurseur en la matière

En Suisse, il est possible de se faire greffer des micropuces sous la peau depuis le 31 août dernier. Un studio de tatouage zurichois a été le premier à se lancer. Coût de l'opération: 150 francs suisses. Depuis le lancement de cette offre, une vingtaine de personnes se sont présentées pour se faire implanter ces micropuces sous la peau, écrivait «Le Matin» le 23 septembre dernier.

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