Indépendance catalane: Puigdemont «ne sait pas où il va, ni avec qui»
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Indépendance catalanePuigdemont «ne sait pas où il va, ni avec qui»

Le gouvernement espagnol se réunit mercredi matin pour étudier sa réponse à la déclaration d'indépendance proclamée par le président catalan.

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Six des neuf dirigeants indépendantistes catalans emprisonnés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne vont être transférés dans des prisons de la région. (Lundi 2 juillet 2018)

Six des neuf dirigeants indépendantistes catalans emprisonnés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne vont être transférés dans des prisons de la région. (Lundi 2 juillet 2018)

AFP
L'indépendantiste Quim Torra a finalement renoncé à nommer quatre «ministres» emprisonnées ou exilés depuis la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 29 mai 2018)

L'indépendantiste Quim Torra a finalement renoncé à nommer quatre «ministres» emprisonnées ou exilés depuis la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 29 mai 2018)

AFP
Carles Puigdemont a annoncé d'Allemagne jeudi qu'il renonçait à redevenir le président de la Catalogne et a désigné un nouveau venu en politique, Quim Torra, candidat à sa succession. (Jeudi 10 mai 2018)

Carles Puigdemont a annoncé d'Allemagne jeudi qu'il renonçait à redevenir le président de la Catalogne et a désigné un nouveau venu en politique, Quim Torra, candidat à sa succession. (Jeudi 10 mai 2018)

AFP

Le gouvernement espagnol étudie «toutes les options» pour répondre à la situation en Catalogne. Il se réunit au lendemain d'une séance parlementaire au cours de laquelle le président catalan a déclaré l'indépendance, mais a suspendu sa mise en oeuvre.

«Le gouvernement est réuni. Et il étudie toutes les options», a déclaré cette source. La veille, la vice-présidente du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria avait annoncé cette réunion après avoir estimé que le président régional catalan «ne sait pas où il est, où il va ni avec qui».

Madrid dénonce une «duperie»

L'indépendance proclamée de la Catalogne et aussitôt suspendue est une «duperie». Elle va conduire à des «affrontements» économiques et sociaux, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie espagnole.

«Je l'ai compris comme une duperie, franchement, encore une fois, des ruses qu'ils font pour dire une chose et son contraire», a déclaré Alfonso Dastis sur la radio française Europe 1 au lendemain d'un discours très attendu du leader séparatiste Carles Puigdemont devant le Parlement régional à Barcelone.

Le roi accusé d'ignorer les Catalans

Le président séparatiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, a reproché mercredi au roi d'Espagne d'avoir "délibérément ignoré" des millions de Catalans indépendantistes dans son discours solennel prononcé mardi soir.

«Il dit qu'ils assument leur droit à l'indépendance après le résultat du prétendu référendum (du 1er octobre) puis il demande au Parlement de suspendre les effets de cette déclaration», a-t-il souligné, jugeant «choquante cette façon de traiter» l'assemblée.

«Je crois qu'il continue à faire ce qu'il a toujours fait, avancer vers une route qui conduit à des situations qu'on ne voudrait pas voir pour la Catalogne en termes d'affrontements économiques, sociaux, etc..», a poursuivi le ministre espagnol des Affaires étrangères.

Entre deux feux

Pris entre deux feux, le président séparatiste catalan Carles Puigdemont a signé mardi soir une déclaration d'indépendance qu'il a immédiatement suspendue en vue d'un très hypothétique dialogue avec Madrid, semant la confusion sur la suite des événements.

«Nous avons toujours dit qu'il y a des choses à négocier dans le cadre de la Constitution (espagnole) et par les moyens offerts par notre Etat de droit. (Mais) une partie, la Catalogne, qui décide pour le tout ça c'est franchement impossible», a insisté Alfonso Dastis.

«L'indépendance c'est comme la grossesse»

L'ambassadeur d'Espagne en France, Fernando Carderera, a affirmé pour sa part que cette déclaration d'indépendance immédiatement suspendue constituait le point d'orgue d'un «coup d'Etat». «Oui je qualifie (cela) de coup d'Etat (...) La seule chose, c'est que vous ne voyez pas des scènes de gens qui rentrent dans un parlement avec des fusils mais c'est encore pire» parce que c'est un «gouvernement légitime» qui agit, a-t-il dit sur la radio RTL.

«Ensuite, l'indépendance c'est comme la grossesse: soit vous êtes enceinte, soit vous ne l'êtes pas. Soit vous faites l'indépendance, soit vous ne la faites pas», a martelé l'ambassadeur. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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