Coup d'Etat: Putsch manqué: le Burkina s'en remet aux Ivoiriens
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Coup d'EtatPutsch manqué: le Burkina s'en remet aux Ivoiriens

La justice du Burkina Faso demande à la Côte d'Ivoire de poursuivre Guillaume Soro.

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Des soldats de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne du président Blaise Compaoré, auraient tenté de prendre le pouvoir. (Burkina Faso, 21 octobre 2016)

Des soldats de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne du président Blaise Compaoré, auraient tenté de prendre le pouvoir. (Burkina Faso, 21 octobre 2016)

Keystone
La justice du Burkina Faso a annoncé lundi qu'elle renonçait à son mandat d'arrêt contre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro (en photo AFP ci-contre) pour son implication présumée dans le coup d'Etat manqué de septembre 2015, mais a demandé à la Côte d'Ivoire de le poursuivre dans le cadre d'une autre procédure dite de «dénonciation». (lundi 6 juin 2016)

La justice du Burkina Faso a annoncé lundi qu'elle renonçait à son mandat d'arrêt contre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro (en photo AFP ci-contre) pour son implication présumée dans le coup d'Etat manqué de septembre 2015, mais a demandé à la Côte d'Ivoire de le poursuivre dans le cadre d'une autre procédure dite de «dénonciation». (lundi 6 juin 2016)

AFP
L'armée loyaliste a repris mercredi le contrôle de la situation dans la capitale du Burkina Faso, au lendemain de son assaut-éclair contre la caserne des ex-putschistes de la garde présidentielle. (Mercredi 30 septembre 2015)

L'armée loyaliste a repris mercredi le contrôle de la situation dans la capitale du Burkina Faso, au lendemain de son assaut-éclair contre la caserne des ex-putschistes de la garde présidentielle. (Mercredi 30 septembre 2015)

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«En ce qui concerne Guillaume Soro (...), le parquet (du tribunal militaire) a opté pour la procédure de dénonciation (et) comme nous avons dénoncé les faits (...) nous n'avons plus compétence d'émettre un mandat d'arrêt contre Guillaume Soro», a déclaré le commissaire du gouvernement, le commandant Alioune Zanré, lors d'une conférence de presse.

La justice du Burkina Faso a annoncé lundi qu'elle renonçait à son mandat d'arrêt contre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro pour son implication présumée dans le coup d'Etat manqué de septembre 2015, mais a demandé à la Côte d'Ivoire de le poursuivre dans le cadre d'une autre procédure dite de «dénonciation».

Selon Alioune Zanré, le Burkina Faso rencontre des difficultés pour faire appliquer le mandat d'arrêt contre l'ex-chef de la rébellion ivoirienne à cause du «principe selon lequel aucun Etat n'extrade son national».

En outre, selon les «conventions multilatérales et bilatérales qui lient le Burkina aux autres organisations et pays (...) l'extradition n'est pas possible en matière d'infraction politique» et «en matière d'infractions militaires», a indiqué Alioune Zanré.

Par ailleurs, selon Alioune Zanré, Interpol a fait savoir «qu'il n'exécute pas les mandats concernant les infractions politiques ou de juridictions d'exception comme celui du tribunal militaire», a-t-il rapporté.

«Face à ces obstacles, que pouvons-nous faire, si ce n'est changer de fusil d'épaule?», a-t-il lâché.

«Une manipulation?»

Ce dossier empoisonne les relations entre les diplomaties ivoirienne et burkinabé depuis des mois.

La justice burkinabé veut pousser plus loin son enquête sur l'enregistrement d'une conversation téléphonique supposée entre Djibrill Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères du Burkina, et Guillaume Soro, et dans laquelle les deux interlocuteurs parlent du putsch en cours.

Djibrill Bassolé, homme clé du régime de Blaise Compaoré, et Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion ivoirienne (2002-2010), ont tous les deux nié avoir eu cette conversation, dénonçant une «manipulation».

La justice militaire burkinabé avait émis le 8 janvier un mandat d'arrêt contre Guillaume Soro pour son implication présumée dans le coup d'Etat manqué contre le gouvernement de transition burkinabé en septembre 2015. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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