Actualisé 08.10.2015 à 06:26

Droits humains

Pyongyang accusé d'être un «exploiteur prédateur»

Human Rights Watch a demandé jeudi à la Corée du Nord d'arrêter de contraindre ses habitants à travailler gratuitement.

La Corée du Nord, dirigée de main de fer par Kim Jong-Un (centre de la photo), doit fêter l'anniversaire de la création du Parti des travailleurs samedi avec un gigantesque défilé militaire destiné à faire la démonstration de sa puissance.

La Corée du Nord, dirigée de main de fer par Kim Jong-Un (centre de la photo), doit fêter l'anniversaire de la création du Parti des travailleurs samedi avec un gigantesque défilé militaire destiné à faire la démonstration de sa puissance.

L'organisation des droits de l'Homme accuse le pays nord-coréen d'être un «exploiteur prédateur» au moment où il s'apprête à célébrer le 70e anniversaire du parti unique.

L'association de défense des droits de l'Homme a accusé les autorités nord-coréennes de vouloir par la pratique du travail forcé contrôler les habitants et se maintenir au pouvoir. En outre, elles en tirent des bénéfices économiques.

«Il ne pourrait y avoir de contraste plus saisissant entre la fiction d'un paradis prolétaire nord-coréen et la réalité d'un système qui force les gens à travailler gratuitement pour construire son économie», a déclaré le directeur adjoint du HRW pour l'Asie, Phil Robertson.

«Si Pyongyang veut vraiment célébrer son parti fondateur, elle doit mettre un terme à son exploitation prédatrice de la force de travail de sa population».

Crise des droits de l'Homme

La Corée du Nord doit fêter l'anniversaire de la création du Parti des travailleurs samedi avec un gigantesque défilé militaire destiné à faire la démonstration de sa puissance. De nouvelles statues à la gloire de ses dirigeants décédés ont été érigées à travers le territoire.

Le travail forcé fait partie du quotidien des Nord-Coréens, a ajouté le HCR. L'ONG dit avoir parlé à des étudiants qui ont expliqué devoir travailler dans des fermes deux mois par an sans être payés.

«Le travail forcé en Corée du Nord est devenu si fréquent qu'il n'est pas exagéré de dire qu'il domine la vie quotidienne des gens ordinaires», a ajouté M. Robertson. «Il y a une crise des droits de l'Homme cachée en Corée du Nord, qui est dans l'ombre depuis trop longtemps».

Pyongyang nie tout abus

Les Nations unies comme les ONG disent que le travail forcé sert pour partie à assurer la domination du régime. Ce système s'est retrouvé au centre de l'économie, le gouvernement cherchant à compenser la perte de main d'oeuvre consécutive à la famine dévastatrice des années 1990.

Pyongyang dément avec véhémence tout abus des droits de l'Homme, affirmant qu'il s'agit d'une campagne de diffamation orchestrée par les Etats-Unis pour lui nuire. (nxp/ats)

(NewsXpress)
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