Actualisé 07.12.2019 à 07:24

Corée du NordPour Pyongyang, Trump se répète car «gâteux»

C'est reparti pour les insultes: la Corée du Nord a dit s'inquiéter jeudi d'une «rechute du gâtisme» du président américain.

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La Corée du Nord a menacé lundi d'interrompre le dialogue avec les États-Unis alors que le chef de la diplomatie américaine s'est dit impatient que les négociations reprennent. (31 mars 2020)

La Corée du Nord a menacé lundi d'interrompre le dialogue avec les États-Unis alors que le chef de la diplomatie américaine s'est dit impatient que les négociations reprennent. (31 mars 2020)

AFP
Pyongyang a réalisé, pour la quatrième fois en mars, des tirs de projectiles, vraisemblablement des missiles balistiques. Ces essais interviennent au moment où toute l'attention de la communauté internationale se focalise sur la lutte contre le Covid-19. (Dimanche 29 mars 2020)

Pyongyang a réalisé, pour la quatrième fois en mars, des tirs de projectiles, vraisemblablement des missiles balistiques. Ces essais interviennent au moment où toute l'attention de la communauté internationale se focalise sur la lutte contre le Covid-19. (Dimanche 29 mars 2020)

Keystone
La Corée du Nord a tiré deux missiles balistiques de courte portée vers la mer du Japon. (Samedi 21 mars 2020)

La Corée du Nord a tiré deux missiles balistiques de courte portée vers la mer du Japon. (Samedi 21 mars 2020)

AFP

Pyongyang a fustigé de récents propos irrévérencieux de Donald Trump au sujet de Kim Jong Un en s'inquiétant d'une «rechute du gâtisme» du président américain, faisant planer le spectre de nouveaux échanges d'insultes peu avant le terme d'un ultimatum nord-coréen pour la diplomatie.

Pyongyang a donné jusqu'à la fin de l'année à Washington pour présenter des concessions dans les négociations sur le dossier nucléaire, actuellement dans l'impasse. Le Nord a menacé de changer d'approche si aucune nouvelle offre diplomatique n'émanait de l'autre rive du Pacifique.

Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un, dont les pays se sont combattus lors de la dévastatrice guerre de 1950-1953, avaient échangé les insultes et les menaces d'apocalypse nucléaire en 2017, avant un rapprochement historique l'année suivante. Mais les négociations sur la dénucléarisation sont dans l'impasse depuis l'échec de leur sommet de Hanoï en février.

Kim, «L'homme-fusée»

Et Donald Trump a déclaré mardi en marge du sommet de l'Otan en Grande-Bretagne qu'une action militaire contre Pyongyang demeurait une possibilité. «Il est clair qu'il aime lancer des fusées, n'est-ce pas? C'est pour ça que je l'appelle l'homme-fusée », a déclaré le président américain en reprenant un des surnoms favoris qu'il a donnés à Kim Jong Un.

La réplique de la Corée du Nord a été cinglante jeudi soir par la voix de la vice-ministre des Affaires étrangères Choe Son Hui qui a estimé que ces propos manquaient de «courtoisie au sujet de la direction suprême (...) de la RPDC», les initiales officielles de la République populaire démocratique de Corée. «C'est quelque chose de très dangereux (...) si le but est d'utiliser des expressions qui rappellent celles d'il y a deux ans quand une guerre de mots faisait rage par-delà l'océan», a-t-elle ajouté dans un communiqué diffusé par l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

En citant nommément Trump et en reprenant une insulte que Kim Jong Un affectionnait tout particulièrement en 2017, elle a ajouté qu'une répétition des expressions employées par le président américain «devait vraiment être diagnostiquée comme le signe d'une rechute du gâtisme du gâteux».

Menaces

En réaction aux propos de Donald Trump sur un usage possible de la force contre Pyongyang, la Corée du Nord avait déjà indiqué mercredi que, le cas échéant, elle «réaliserait des actions équivalentes à tous les niveaux». Lors du sommet de l'Otan, le président américain avait déclaré: «Nous avons l'armée la plus puissante que nous avons jamais eue et nous sommes de loin le pays le plus puissant au monde». «Nous espérons que nous n'aurons pas à l'utiliser mais si nous devons, nous l'utiliserons», a-t-il ajouté.

L'agence KCNA est connue pour ses expressions fleuries, et parfois totalement désuètes en anglais. Elle avait qualifié l'ex-président américain George W. Bush d'«homme à moitié fini». L'ancienne présidente sud-coréenne Park Geun-hye fut, elle, traitée de «sorcière» et de «prostituée rusée» dont Barack Obama était le «maquereau». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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