Sommet sur le nucléaire: Pyongyang s'accroche à son projet de satellite
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Sommet sur le nucléairePyongyang s'accroche à son projet de satellite

La Corée du Nord n'abandonnera «jamais» le droit de lancer «un satellite pacifique», alors que se tient à Séoul un sommet sur la sécurité des matériels nucléaire.

Le pas de tir du des fusées nord-coréennes à Tongchang-ri, au nord de Pyonyang.

Le pas de tir du des fusées nord-coréennes à Tongchang-ri, au nord de Pyonyang.

«Nous n'abandonnerons jamais le droit de lancer un satellite pacifique, un droit légitime pour un Etat souverain et une étape essentielle pour le développement économique», a indiqué «KCNA», qui relaye les déclarations du régime communiste.

Dans cette dépêche de «KCNA», la Corée du Nord indique avoir invité la NASA américaine à envoyer ses experts (sur le site de lancement), «afin qu'ils puissent voir de leurs propres yeux la nature pacifique de notre lancement de satellite».

Pyongyang avait annoncé précédemment avoir invité journalistes et experts étrangers - sans évoquer la NASA - à assister à l'opération, prévue entre le 12 et 16 avril, pour commémorer le centième anniversaire du fondateur de la Corée du Nord, Kim Il-Sung.

Un tir déguisé

La déclaration de Pyongyang intervient alors que se déroule chez son voisin du sud, et frère ennemi, un sommet consacré à la mise en sécurité des matériels nucléaires pour les soustraire aux organisations terroristes. Ce sommet est largement dominé en coulisses par la fusée nord-coréenne.

Les Etats-Unis et leurs alliés dénoncent un tir déguisé de missile, en infraction aux résolutions de l'ONU, qui interdisent à la Corée du Nord de procéder à des essais nucléaires ou balistiques.

Lundi, le président américain avait lancé un appel au Nord. «Je veux m'adresser directement aux dirigeants de Pyongyang. Les Etats-Unis n'ont pas d'intention hostile envers votre pays. Nous voulons la paix», avait-il déclaré.

«Mais il devrait être clair désormais que vos provocations et la poursuite de votre (programme) d'armes nucléaires ne vous ont pas garanti la sécurité que vous cherchiez, elles l'ont amoindrie», avait ajouté le chef d'Etat. (ats)

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