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CanadaQassim Illi a pu se rendre à Toronto

Le porte-parole du Conseil central islamique suisse (CCIS), interdit d'embarquer à Zurich pour se rendre à un congrès au Canada, a finalement pu prendre l'avion.

par
dmz
Abdel Azziz Qassim Illi écoutant, mercredi, les explications du personnel de Swiss.

Abdel Azziz Qassim Illi écoutant, mercredi, les explications du personnel de Swiss.

Mercredi dernier, Abdel Azziz Qassim Illi, devait prendre un vol depuis Kloten pour Toronto, via Montréal, afin d'assister à un congrès ayant pour thème: «Relancer l'Esprit islamique», n'a pas été autorisé à partir. Au comptoir d'enregistrement, on lui a signifié qu'une interdiction d'entrée au Canada courait contre lui.

Selon la «SonntagsZeitung», l'homme a reçu vendredi un e-mail de l'ambassade canadienne à Paris. Le message spécifierait qu'il s'agit d'une erreur et que rien ne lui est reproché. Il a donc pris l'avion samedi pour Toronto, sans problème. Une information confirmée par sa femme.

Nicolas Blancho chez les extrémistes?

Toujours d'après le même dominical, Nicolas Blancho, président du Conseil central islamique suisse, se serait, lui, rendu samedi dans une mosquée de Berlin, soupçonnée de radicalisme, afin d'y suivre un séminaire.

Le lieu de prière, baptisé Al-Nur, serait dans la ligne de mire des services secrets allemands. Heinz Fromm, ancien chef de l'agence nationale allemande de renseignement, aurait déjà averti en 2009 du «danger» de cette mosquée. Elle serait un lieu servant à répandre l'idéologie extrémiste. Selon le magazine allemand «Der Spiegel», l'islam prêché dans cette mosquée est très strict, proche des préceptes salafistes. Plusieurs travailleurs sociaux, enseignants et politiciens se sont plaints de l'influence grandissante du lieu envers les jeunes du quartier populaire de Neukölln.

Outre Nicolas Blancho, Abdullah Frank Bubenheim, un converti controversé, participait au séminaire, explique la «SonntagsZeitung». L'homme a notamment appelé sur Internet les musulmans installés en Allemagne à se battre contre une société qu'il compare à un «tas d'ordures».

Malgré plusieurs tentatives, Nicolas Blancho n'était pas disponible pour une réaction, ni samedi, ni dimanche.

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