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Qualité fignolée pour les fausses montres chinoises

La lutte contre les contrefaçons horlogères ressemble au combat d'Hercule contre l'Hydre de Lerne: le monstre fabuleux se
reconstitue à chaque amputation d'une de ses têtes multiples.

Selon la Fédération horlogère (FH), la nécessité de remettre sans cesse l'ouvrage sur le métier tient à deux principaux facteurs: d'une part, le volume croissant des contrefaçons de qualité; d'autre part, le fort potentiel d'adaptation des faussaires.

Trois à quatre mois suffisent pour qu'apparaisse sur le marché la version contrefaite d'un nouveau modèle à succès. Selon Michel Arnoux, responsable de la cellule anticontrefaçon de la FH, la Chine est aujourd'hui le principal fournisseur de composants de contrefaçons.

Le trafic des fausses montres est encadré généralement par des groupes mafieux. Selon Michel Arnoux, une organisation chinoise assemblait ainsi en Italie de fausses montres de marque de sa fabrication. Le stratagème visait à éviter les saisies en douane d'importantes séries de pièces terminées.

Des émigrés chinois se voyaient offrir le passage clandestin en Italie en échange de leurs services pour le travail d'assemblage. Les responsables du trafic leur restituaient leur passeport et les relâchaient dans la nature au terme d'une période convenue.

(ats)

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