SERVION (VD): Quand des robots-acteurs brûlent les planches
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SERVION (VD)Quand des robots-acteurs brûlent les planches

Au Théâtre Barnabé, des comédiens partagent l'affiche avec des créatures métalliques.

par
Myriam Genier

C'est une première mondiale: une pièce dont certains personnages sont des êtres artificiels.

Né de l'imagination du metteur en scène Christian Denisart, le spectacle «Robots» a mis dix ans à voir le jour et a impliqué une dépense non négligeable, car les machines coûtent plusieurs centaines de milliers de francs. «Je trouve que la science a une dimension poétique. Avec les chercheurs, nous parlons un peu le même langage, celui des rêves», dit Christian Denisart pour expliquer son projet.

«Robots», c'est l'histoire d'un homme qui vit entouré de créatures métalliques, amoureux d'une (vraie) femme... et aussi d'un robot. Trois machines «jouent» sur les planches avec les deux comédiens. Ces robots ont été créés par l'EPFL et l'ECAL, avec l'aide d'un automatier. Mais le metteur en scène ne se voit pas comme un précurseur.

«Mon but n'est pas de réaliser un exploit technologique, mais que le spectateur retienne l'histoire. Passé la surprise, les robots deviennent vite des personnages presque comme les autres. Il est question dans cette pièce des êtres artificiels qu'on utilise comme compagnons, pour compenser la solitude et remplacer l'homme. Mais on ne peut pas se passer de contacts humains.»

Et quand on demande à Christian Denisart s'il est plus facile de diriger des machines que des acteurs, il répond: «C'est plus difficile et plus long!»

Théâtre Barnabé, du 1 au 17 mai.

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