Actualisé 16.11.2013 à 16:45

Idée écoloQuand Facebook sert à réchauffer une ville

En juin, le géant d'internet a inauguré en Suède son premier centre de données en dehors des Etats-Unis. L'énergie que déploient les serveurs est utilisée au profit de la ville.

La plupart du temps, le vent rafraîchit Facebook gratuitement. Cela modère la facture que génèrent ces serveurs.

La plupart du temps, le vent rafraîchit Facebook gratuitement. Cela modère la facture que génèrent ces serveurs.

«Le climat positif pour les affaires a été une raison importante quand nous avons décidé de nous implanter à Luleå», souligne Joel Kjellgren, qui à 32 ans gère ces installations aussi grandes que cinq terrains de football. L'énergie, stratégique pour le secteur, est aussi un point fort d'une ville alimentée presque entièrement par l'hydroélectricité, et qui n'a pas connu de coupure de courant importante depuis la fin des années 1970.

Un investissement de 103 millions de couronnes (11,5 millions d'euros) de l'État a donné un coup de pouce. Enfin, il y a le climat subarctique, grâce auquel la température moyenne reste sous les 10° neuf mois par an. La plupart du temps, c'est le vent qui rafraîchit Facebook gratuitement, ce qui modère la facture que génèrent ces serveurs, monstres de consommation électrique. L'entreprise estime faire sa part du travail pour la sauvegarde de la planète.

1100 personnes employées

«Les halles peuvent sembler gigantesques, et cela demande beaucoup d'énergie, mais imaginez si tous ces gens essaient de communiquer autrement, en s'appelant, en s'envoyant des mails et des photos», considère M. Kjellgren. Facebook estime qu'un utilisateur ne consomme en moyenne chaque année que l'énergie équivalente aux calories contenues dans trois bananes. Même Greenpeace, habitué à être très critique vis-à-vis des grandes entreprises, voit d'un bon œil l'emplacement. «L'une des raisons essentielles de choisir Luleå, c'était l'accès à une énergie renouvelable.

Qu'une des plus grandes entreprises technologiques mondiales fasse ce choix envoie un signal positif», affirme la responsable climat et énergie de l'ONG en Suède, Martina Krüger. Facebook a vu large, le site pouvant aller jusqu'à 12 halles de serveurs si nécessaire. Et Luleå, où deux nouvelles halles de serveurs doivent entrer en service mi-2014, a gagné avec les technologies une industrie prête à concurrencer la métallurgie, son activité traditionnelle.

Le quartier technologique, qui a attiré une centaine d'entreprises des télécoms et de l'informatique, a crû de 25% en 2012. Elles emploient 1100 personnes, presque autant que le sidérurgiste SSAB. La communauté des affaires et la classe politique locales louent l'effet Facebook sur l'image de la ville et les retombées indirectes. (20 minutes/afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!