Actualisé 16.11.2006 à 15:45

«Quand il a pointé le canon de son revolver sur ma tempe, j'ai cru que j'allais mourir»

Le procès d'un braqueur multi-récidiviste de 38 ans s'est ouvert aujourd'hui devant la Cour d'assises de Genève.

L'homme a à son actif plusieurs braquages, dont celui du Conforama de Bussigny (VD) en mars 2003, au cours duquel 30 employés avaient été pris en otages.

L'accusé reconnaît les faits, mais son avocat Vincent Spira conteste les délits de prise d'otages et de séquestration. Le procès se termine vendredi. Le prévenu a agi la plupart du temps avec un complice qui court toujours dans la nature. L'accusé refuse de le dénoncer par peur de représailles.

Coup sur coup

Le Français a participé à Genève et dans le canton de Vaud à deux braquages et deux tentatives de braquages. Il s'attaque tout d'abord, sans succès, au Conforama de Meyrin (GE) en 2003, en agressant violemment avec son complice un employé de la grande surface qui rentrait chez lui en voiture.

Deux jours après ce hold-up manqué, l'accusé, toujours flanqué de son acolyte, s'en prend au Conforama de Bussigny (VD). Les deux malfrats, armés et déterminés, surprennent tôt le matin les employés venus travailler et les enferment sans ménagement dans les toilettes de l'établissement jusqu'à l'arrivée du directeur.

Sous la menace, le responsable de l'établissement ouvre le coffre-fort. Les deux bandits s'emparent de l'argent qu'il contient, soit la somme de 277 000 francs, et prennent la fuite à bord d'une voiture volée. Un coup de feu aura été tiré durant le braquage dans le but d'impressionner les otages.

Au tour d'un armurier genevois

L'accusé ne fait alors plus parler de lui jusqu'en juillet 2004, lorsqu'il attaque une armurerie à Genève et s'empare de 14 armes de poing. «Quand il m'a fait mettre à genoux et m'a pointé le canon de son revolver sur la tempe, j'ai cru que j'allai mourir», a déclaré devant les jurés le propriétaire du magasin.

En août 2004, le prévenu commet un nouveau braquage au Conforama de Bussigny, mais l'opération échoue grâce à l'intervention d'un vigile. Le Français, domicilié à St-Julien en Genevois, se fait interpeller. Pendant sa détention préventive, il tentera de s'évader en menaçant un surveillant avec une arme factice.

«J'ai peur d'être confronté à son complice», a dit devant la Cour l'employé du Conforama de Meyrin qui s'est fait agresser dans sa voiture. «Je ne crois pas que l'accusé est aujourd'hui guéri», a de son côté déclaré un membre de la direction de la grande surface, refusant les excuses qui lui étaient présentées par le prévenu. (ats)

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