Basketball: Quand «King James» rétropédale
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BasketballQuand «King James» rétropédale

LeBron James s'est enfin rendu compte que sa sortie sur le huis clos ne tiendrait pas.

par
Sport-Center
Sur ce coup, Lebron James aurait mieux fait de se taire.

Sur ce coup, Lebron James aurait mieux fait de se taire.

Keystone

La star des Lakers LeBron James, qui avait menacé de ne pas jouer si des matches devaient se tenir à huis clos en réaction à l'épidémie de Covid-19, a revu sa position face à la presse mardi. «Évidemment, je serais très déçu s'il n'y avait plus de fans avec nous, mais en même temps, vous devez écouter les gens qui suivent ce qu'il se passe», a déclaré «King James».

«S'ils estiment qu'il est préférable pour la sécurité des joueurs, de la franchise, de la ligue de rendre cela obligatoire, alors nous les écouterons tous», a-t-il ajouté après une courte séance d'entraînement, à quelques heures de jouer contre Brooklyn au Staples Center de Los Angeles, cette fois encore devant son fidèle public.

Huis clos sans journaliste

Il s'agit là d'un violent rétropédalage de la part de la plus grande star de la NBA, laquelle avait affirmé vendredi qu'elle «ne jouerait pas sans public». Quelques heures avant, la Ligue avait en effet envoyé à ses trente équipes un mémo leur disant de commencer à «développer» des plans sur la façon d'organiser des rencontres avec uniquement «du personnel essentiel» dans la salle. Ces huis clos se dérouleraient même sans journalistes, lesquels sont d'ores et déjà interdits de vestiaires, ainsi que l'ont décidé quatre ligues de sport professionnel aux Etats-Unis (NBA, MLB, MLS, NHL).

Combien de matches encore ouverts au public?

«Jouer sans les fans? Non, c'est impossible», avait insisté «King James» vendredi après avoir brillé lors de la victoire des Lakers contre Milwaukee. «C'est pour ça que je joue. Je joue pour mes coéquipiers et je joue pour les fans. Donc, si je me présente dans une salle et qu'il n'y a pas de fans dedans, je ne joue pas. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent.» Des mots et un ton qui avaient déjà semblé déplacés sur le moment et qui, ce matin, frappe par leur vacuité.

SC avec l'AFP

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