Actualisé 07.04.2013 à 14:03

BerneQuand l'armée devient une oeuvre d'entraide

Le service social de l'armée apporte une aide aux militaires en cas de problèmes familiaux, administratifs ou financiers. En 2012, il a dépensé 1,4 million de francs.

de
Olivia Fuchs
Les recrues ayant des problèmes familiaux, administratifs ou financiers peuvent s'adresser au service social de l'armée (SSA).

Les recrues ayant des problèmes familiaux, administratifs ou financiers peuvent s'adresser au service social de l'armée (SSA).

Depuis peu, les nouveaux soldats sont amenés à visionner le film «Tous les signaux passent au vert» dans le cadre de leur recrutement. A l'aide de trois exemples, la vidéo montre comment le service social de l'armée (SSA) peut aider ses recrues qui rencontrent des problèmes financiers ou autres. L'armée se présente ainsi comme une organisation d'entraide qui accorde des subsides qui peuvent parfois sembler curieux, écrit la «Schweiz am Sonntag».

L'année dernière, l'armée a ainsi dépensé pas moins de 1,4 million de francs pour ses militaires. Selon son rapport annuel, l'argent provient principalement du Don national suisse et du Fonds social pour la défense et la protection de la population. En 2012, le SSA a déboursé le plus pour des subventions de logement, soit 730'641 francs.

«Un grand nombre de recrues vivent dans les appartements qu'ils louent. Souvent, les allocations pour perte de gain ne suffisent pas pour payer leur loyer», explique le chef de l'aide sociale de l'armée, Robert Stähli. La deuxième dépense la plus importante tombe sous la catégorie «aides en tous genres». «Il s'agit par exemple de traitements dentaires urgents, d'accidents ou de décès dans la famille d'une recrue. Nous nous occupons aussi à placer certains animaux de compagnie dans des institutions appropriées si une personne ne peut pas s'en occuper pendant son recrutement», explique Robert Stähli. Par ailleurs, l'armée a dépensé 19'417 francs pour des sous-vêtements et des habits sportifs.

En ce qui concerne la répartition des aides financières, il existe de grosses différences entre les cantons. Ainsi, 45% des subventions ont été demandées par la Suisse romande. Le canton de Vaud se place en tête du classement avec 29%. Genève arrive en deuxième position avec 16%. A titre comparatif, les soldats d'Appenzell Rhodes-Intérieures n'ont touché que 0,14% des 1,4 million de francs. «En Suisse romande, l'économie va moins bien, le taux de chômage est plus élevé. Je pense aussi que les Welches, de par leur mentalité, demande davantage de l'aide», explique Robert Stähli.

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