Quand la téléphonie mobile permet de mesurer la pluie
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Quand la téléphonie mobile permet de mesurer la pluie

Le truc était connu, mais jamais expérimenté: la pluie affaiblit les signaux radio. Il est possible de la mesurer grâce aux réseaux de téléphonie mobile.

D'habitude, les météorologues utilisent des pluviomètres et des radars pour mesurer la quantité de précipitations. Mais, selon la revue Science, l'équipe universitaire du Pr Hagit Messer, à Tel-Aviv, a expérimenté une méthode qui colle à son époque: la téléphonie mobile.

«On sait depuis longtemps que l'atténuation du signal radio est directement liée à la quantité de pluie sur le trajet, et on sait très bien la modéliser», a expliqué Jacques Parent, de Météo France, dans un article paru dans Le Monde.

Mais, jusqu'ici, personne ne s'était aventuré à passer de la théorie à la pratique. Seule autre tentative: une université hollandaise avait travaillé sur les variations des micro-ondes d'un réseau qu'ils avaient eux-même mis en place. L'expérience des chercheurs est tout de même une première. Car elle s'appuie sur un réseau industriel très dense qui fournit des mesures plus précises que les radars.

L'enjeu n'est pas négligeable: la mesure des précipitations est primordiale dans la prévention des catastrophes naturelles ou des phénomènes météo dangereux pour les avions. L'avantage sur les radars traditionnel, forts chers, est que cette méthode est théoriquement gratuite – si les opérateurs de téléphonie mobile jouent le jeu en livrant sans frais les données aux météorologues.

(phf)

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