Actualisé 23.04.2006 à 21:36

Quand le basket divise la ville

Les opposants à l'arrivée de la FIBA au bord du lac avaient invité la population à un déjeuner sur l'herbe, hier matin. Une occasion de préparer le référendum du 21 mai.

Environ 200 personnes se sont arrêtées dans le parc Niedermeyer, terrain sur lequel devrait s'implanter la Fédération internationale de basketball (FIBA). Le groupe d'opposants au projet était présent. Ses membres, principalement des élus locaux (Olivier Mayor, Fabienne Freymond, etc.), ont développé les raisons de leur dépôt d'un référendum.

«Nous ne sommes pas contre la venue de la FIBA», déclare Jacky Colomb, conseiller communal et membre du comité référendaire – qui s'est constitué en association – Laissez les Rives. «Nous sommes contre l'implantation dans le parc Niedermeyer, qui appartient à la commune. Elle a d'autres terrains.»

C'est la commune de Nyon qui est allé proposer à la FIBA de déménager de Genève. Aussi présent à ce déjeuner sur l'herbe, le syndic nyonnais, Alain-Valéry Poitry, est pour le débat. «Mais ce mouvement est prématuré. Pour l'instant, nous avons autorisé la FIBA à présenter un projet architectural. Attendons-le avant de juger. L'accès au parc et aux rives n'est en tout cas pas menacé.»

Cet avis n'est pas partagé par les référendaires, qui ont peur d'assister à la disparition du dernier espace vert de la ville au bord du lac. Ils se considèrent comme une force de proposition.

Dominique Botti

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!