alimentation: Quand le cheval devient bœuf, la justice s'en mêle
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alimentationQuand le cheval devient bœuf, la justice s'en mêle

Le scandale des surgelés trompeurs touche toute l'Europe. Enquêtes et soupçons de fraude s'ajoutent aux retraits de produits.

Les enquêtes devront établir s'il y a eu fraude dans les barquettes.

Les enquêtes devront établir s'il y a eu fraude dans les barquettes.

Lasagnes, cannellonis, spaghettis bolognaise, moussaka ou hachis parmentier: la plupart des grands supermarchés français ont retiré tous ces produits de leurs rayons, hier. De peur qu'ils ne contiennent de la viande de cheval à la place de celle de bœuf, comme les lasagnes Findus vendues en Suède et au Royaume-Uni.

Après le choc émotionnel, c'est la menace de sanctions qui est en train de s'emparer du marché. Le Royaume-Uni, la France et la Roumanie ont ouvert des enquêtes pour déterminer s'il y a eu fraude et qui en est responsable. Le circuit de la viande «aurait rapporté plus de 300 000 euros», a relevé le ministre français de la Consommation, Benoît Hamon, qui s'est dit prêt à sanctionner.

Sous cette menace, les différents acteurs incriminés se sont renvoyé la balle. Le groupe suédois de surgelés Findus Nordic, qui avait découvert des lasagnes à la viande de cheval, va porter plainte contre son fabricant français, Comigel. Ce dernier, par la voix de son président, estime lui aussi être une «victime». Il a annoncé qu'il demanderait réparation, dans les prochains jours, à son fournisseur de viande, le français Spanghero. Lui aussi a annoncé son intention d'entamer des poursuites. La cible? Les producteurs de viande roumains, lesquels se défendent d'avoir trompé leurs clients français. Les premiers résultats de l'enquête française sont attendus mercredi. (afp)

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