Lausanne: Quand le suivi des patients passe par une puce

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LausanneQuand le suivi des patients passe par une puce

Le CHUV pilote un programme qui utilise un bracelet pour les personnes admises, un smartphone pour les médecins et le réseau informatique hospitalier.

par
Frédéric Nejad/fkh

«Aux urgences d'un hôpital, c'est parfois un peu chaotique. D'où l'importance d'identifier vite et à distance les patients, avec d'éventuels éléments critiques, comme des allergies, des antécédents ou des opérations.» Médecin-chef au CHUV, Olivier Hugli dirige le projet baptisé SAVER («Smart access to versatile emergency resources »). Il dévoilait hier les prototypes à l'essai actuellement qu'il espère voir un jour utilisés aux urgences de l'institution où il travaille.

Le concept? Chaque médecin a en poche un smartphone, sur lequel il s'identifie en commençant son service, et un boîtier appelé à être miniaturisé. Avec une confidentialité des données mise au point en cas de vol ou de perte d'un de ces outils, les toubibs pourront, par l'interface et la 3G, avoir constamment accès aux dossiers médicaux informatisés de chaque individu qui sera pris en charge au CHUV, quel que soit son état. Car pour faire face aux déplacements respectifs d'un patient et d'un médecin d'un département à un autre, il faut que les informations et l'informatique soient également mobiles. «Ce projet, souligne le Dr Hugli, est né aussi grâce à la mise en réseau des compétences des hautes écoles du canton de Vaud, comme la HEIG d'Yverdon et la HESAV lausannoise (ndlr: ex-HECV Santé). Sans oublier la bourse offerte par une institution alémanique.» Mais il ne se prononce pas encore sur une date de mise en service.

Une expérience similaire à Genève

«On va dans la même direction, mais les chemins utilisés sont un peu différents. Le but final est d’améliorer la prise en charge des patients.» Pharmacien-chef des HUG , Pascal Bonnabry explique que, pour des chimiothérapies, le patient a un identifiant code-barres électronique sous son bracelet. Le médicament a aussi un codebarres. L’infirmière scanne le bracelet pour identification puis le produit, afin de s’assurer qu’il est bien destiné au patient. L’extension de ce système à d’autres traitements est en réflexion actuellement.

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