Suisse romande: Quand les mères veillent les unes sur les autres
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Suisse romandeQuand les mères veillent les unes sur les autres

Une sage-femme a pensé à mettre les mamans en réseau. Celles qui viennent d'accoucher reçoivent une visite et un repas gratuit.

par
Caroline Gebhard
C'est Elisa, 27 ans, qui a décidé d'importer le modèle français en Suisse romande.

C'est Elisa, 27 ans, qui a décidé d'importer le modèle français en Suisse romande.

photo: Kein Anbieter/supermamans.ch

«Toute nouvelle maman mérite d'être bichonnée!» Tel est le credo d'Elisa Kerrache, une sage-femme de 27 ans. La Lausannoise n'est pas la seule à le penser puisqu'elle a réuni, en quelques mois, une vaste communauté autour du concept de «SuperMamans».

Le principe est simple: chaque femme enceinte qui le souhaite peut demander à être «bichonnée» après son accouchement. Elle recevra alors la visite d'une «maman cadeau» membre du réseau qui lui amènera un repas sain pour elle et les siens. «C'est un concept d'entraide gratuit pour toutes les mamans de Suisse romande», souligne Elisa Kerrache, qui a importé un système existant en France. «A la naissance de mon premier enfant, ma mère et des amis m'avaient apporté à manger: ça m'avait hyper soulagée!»

Durant six mois, la fondatrice de «SuperMamans» a consacré jusqu'à six heures par jour à la gestion du réseau. Aujourd'hui, elle peut compter sur dix bénévoles dans toute la Suisse romande: il faut dire qu'elle a mis au monde un garçon il y a deux semaines! C'est désormais à son tour d'être chouchoutée et de recevoir la visite de celles qu'elle a contribué à aider. Une maternité qui ne l'empêchera pas de continuer à distiller des conseils sur son site et d'envoyer une carte aux membres du réseau qui viennent d'accoucher.

«Un petit miracle»

«Quand tu ouvres la porte et que tu vois une dame avec un repas à réchauffer, c'est un petit miracle», sourit Daniel. Sa femme et lui ont accueilli leur premier enfant il y a deux mois, de quoi chambouler leur quotidien. Le couple a apprécié la visite de quatre «mamans cadeau». «Elles sont restées entre 30 min et 1 h pour nous féliciter, nous proposer leurs conseils, nous rassurer ou simplement prendre un café!»

Un réseau qui crée des liens sociaux

Les «mamans à bichonner» reçoivent entre deux et sept repas. Elles n'ont aucune obligation, ensuite, de rendre la pareille, le but étant que chacune s'investisse de bon cur. Dans certains cas, les femmes préfèrent rendre un service plutôt que de cuisiner: elles peuvent par exemple aller promener le chien ou garder les aînés le temps d'une sieste. Les échanges entre ces mères, qui vivent dans la même région, contribuent aussi à créer des liens entre elles.

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