Quand les riches volent, ils aiment les habits de luxe
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Quand les riches volent, ils aiment les habits de luxe

MONTREUX/LAUSANNE. Les boutiques de luxe sont victimes de larcins.
Les voleurs seraient aisés et connaisseurs.

«Les voleurs s'attaquent rarement à des produits en soldes», ironise la propriétaire d'une boutique chic de Montreux: «Souvent ils viennent avant repérer les pièces qu'ils vont voler. Parfois ils vont jusqu'à les essayer.» Et ce sont notamment les fins d'année qui donnent lieu à une recrudescence des larcins. «Les voleurs veulent probablement faire des cadeaux», soupire la cheffe d'entreprise. «Les sorties de nouvelles collections occasionnent aussi des périodes difficiles», dénonce le gérant d'une enseigne de la rue de Bourg à Lausanne. De plus, il est peu aisé de reconnaître les voleurs parmi les clients, puisque «ce sont des gens très polis qui sont bien habillés». Voire même aisés. Les professionnels restent toutefois évasifs sur les mesures de surveillance, afin de ne pas faciliter la tâche aux malfrats. Les responsables de boutiques hésitent même à parler de ces délits. «Si nous faisons savoir que nous en sommes victimes, nous admettons qu'il est possible de commettre un larcin dans notre boutique», explique la patronne montreusienne. L'ampleur du fléau reste inconnue: «Nous ne tenons pas une statistique distincte pour les seuls vols en magasins», explique Jean-Christophe Sauterel, de la police cantonale. «De plus, seuls les vols d'une valeur supérieure à 200 fr. font l'objet d'une plainte.»

Joël Burri

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