Actualisé 16.10.2012 à 04:59

Pampigny (VD)

Quand Médor s'en va, ses obsèques sont déjà prêtes

Avec la prévoyance funéraire animale, les maîtres peuvent anticiper la mort de leur compagnon. Une première en Suisse.

de
Caroline Gebhard
Certains animaux ont même une tombe dans des cimetières ad hoc, comme ici à Lausanne.

Certains animaux ont même une tombe dans des cimetières ad hoc, comme ici à Lausanne.

Il y a ceux qui se contentent de garder un joli souvenir de leur animal décédé sans se préoccuper du reste. Et ceux qui ne peuvent imaginer qu'il finisse aux déchets carnés. Mais assurer une fin différente à son toutou en lui offrant, par exemple, une incinération individuelle avec dispersion de ses cendres sur le lac, cela à un coût. Pour certains, la facture est trop lourde car les prix peuvent atteindre plusieurs centaines de francs. Société de pompes funèbres pour animaux basée à Pampigny, Funeradog a donc imaginé une prévoyance funéraire. A tout moment de son existence, il est désormais possible de prévoir les détails du départ de son compagnon. La somme totale, calculée en fonction de l'animal et des options choisies, est divisée en tranches annuelles sur la base de sa durée de vie.

«Le jour où ça arrive, tout se met en place. Les gens auront pu y réfléchir dans un contexte plus calme» souligne Micaëla Gsponer, de Funeradog, qui évoque l'«état de choc» de certains lors de la perte de leur animal. Par deux fois, des propriétaires l'ont d'ailleurs appelée après-coup afin d'aller récupérer un corps aux déchets carnés pour l'emmener au crématoire animalier.

«J'y vois plus une utilité psychologique que financière, réagit Charles Trolliet, président de la Société des vétérinaires suisses. Il serait bien que les gens réalisent que leur animal mourra un jour et qu'ils osent se demander ce qui se passera ce jour-là. Si cette mesure peut les y amener, elle peut être utile.»

D'autres options restent possibles

Selon le vétérinaire Charles Trolliet, «on constate une hausse de l’attachement à l’animal, même après sa mort». Cela étant, beaucoup de chats et de chiens finissent encore dans la «fosse commune» des déchets carnés. Au Centre cantonal de tri des déchets animaux, à Penthaz (VD), on facture 10 fr. pour un chat et 30 fr. pour un chien. Ces sommes servent à l’élimination des cadavres, qui sont incinérés. Pour autant que le poids de l’animal n’excède pas 10 kg, il est également possible de l’enterrer dans son jardin, sous certaines conditions.

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