France: Quand Sarkozy se moque du Parti socialiste

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FranceQuand Sarkozy se moque du Parti socialiste

Vantant sa politique d'ouverture lors d'un récent meeting, Nicolas Sarkozy n'a pas résisté à la tentation de railler son opposition socialiste: le président français s'est proposé comme «directeur des ressources humaines» du PS, dans une vidéo amateur très prisée sur le net.

«Vous savez, au fond, ce qui manque au Parti socialiste? C'est un directeur des ressources humaines», a lancé le président devant quelque 800 militants de son parti (UMP, droite), réunis mardi à huis clos dans un gymnase de Lingolsheim, en Alsace (est).

«Ils ont des talents, ils ne savent pas s'en servir. Franchement, donc, j'ai choisi d'être leur directeur des ressources humaines», a-t-il poursuivi, déclenchant rires et applaudissements.

Défendant sa politique d'ouverture à des personnalités de gauche, pas toujours appréciée dans son camp, Nicolas Sarkozy a énuméré ses prises de guerre dans les rangs de la gauche française: «(Dominique) Strauss-Kahn? A Washington (comme directeur général du FMI)! (Bernard) Kouchner? Avec nous (ministre des Affaires étrangères)!

Jack Lang? Avec moi (émissaire du président pour la Corée du Nord)!»

«Vous savez, une formation politique qui a des talents pareils et qui choisit Martine Aubry ou Ségolène Royal... », a-t-il encore dit, se moquant de l'actuelle première secrétaire du PS et de son adversaire socialiste à la présidentielle de 2007.

Saisies sur le vif en plein meeting, les images ont été postées mercredi sur plusieurs sites internet et avaient déjà été visionnées jeudi par plus de 45.000 personnes.

Face au «buzz» médiatique promis à cette nouvelle vidéo du président, qui se demandait déjà en 2007 devant le patronat français s'il n'était pas «celui qui sait le mieux exploiter les richesses humaines du PS», plusieurs dirigeants socialistes ont réagi pour dénoncer l'«arrogance» du chef de l'Etat, qualifié de «chef de clan» n'occupant «pas avec dignité» la fonction présidentielle.

Souvent critiqué pour son côté «bling bling» (clinquant) et un activisme très médiatisé, Nicolas Sarkozy a été épinglé dans plusieurs vidéos, qui font généralement un tabac, comme celle du Salon français de l'Agrigulture de février 2008 où il avait lancé «Casse-toi alors, pauvre con» à un visiteur qui l'insultait. (afp)

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