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éducationQuand Twitter donne le goût de lire et d'écrire

Dans une classe d'élèves de 7-8 ans, une prof utilise Internet comme moyen de motivation à l'apprentissage. Explications.

Depuis septembre, l'institutrice Céline Lamare intègre des séances de «tweets» à ses leçons.

Depuis septembre, l'institutrice Céline Lamare intègre des séances de «tweets» à ses leçons.

Une forêt de doigts levés pour la lecture à haute voix et pour les exercices d'écriture... Seul Twitter suscite de telles réactions chez les enfants d'une école de Seclin (nord de la France), l'une des premières du pays à utiliser le site de micro-blogging. «Sur Twitter, il y a l'image et le son, mais ça n'enlève pas l'intérêt des élèves pour l'écriture, au contraire», sourit Céline Lamare, institutrice.

Depuis septembre, la prof intègre aux cours des séances de «tweets»: ces courts messages instantanés de 140 caractères maximum sont échangés par les abonnés du réseau social Twitter. Ils sont parfois accompagnés de photos et de vidéos. Chaque matin, l'institutrice allume le tableau interactif, qui remplace depuis la rentrée le traditionnel tableau noir. Les tweets d'autres classes, françaises, belges et canadiennes s'affichent. Presque tous les enfants sont volontaires pour les lire à haute voix.

La photo d'un paysage enneigé postée du Canada suscite l'enthousiasme des enfants, qui tentent de traduire la phrase en anglais qui l'accompagne. «Pendant la journée, s'il se passe quelque chose d'intéressant sur Twitter, on prend dix minutes pour l'expliquer, tant que ça ne perturbe pas le fonctionnement normal de la classe», explique Mme Lamare. Les enfants se mettent ensuite à rédiger des messages pour leurs correspondants, ou à leur préparer des dessins. Des activités très classiques pour des élèves de 7-8 ans, mais qui prennent une nouvelle dimension grâce à Twitter.

D'abord écrits à la main sur un cahier, les messages ne sont envoyés qu'une fois toutes les fautes d'orthographe corrigées. Les phrases simples et courtes («Bonjour, je m'appelle Elise, j'habite à Seclin et j'ai 7 ans»), sont parfaites pour le micro-blogging. «Les 140 caractères de Twitter correspondent très bien à leur niveau», explique Mme Lamare.

Les parents, après une phase d'inquiétude liée à la mauvaise réputation des réseaux sociaux, «parlent maintenant du plaisir des enfants à venir à l'école», assure Céline Lamare.

Les premiers projets scolaires liés à Twitter ont vu le jour il y a deux ans, prévus au départ pour des collégiens. Mais ils se sont étendus à l'école primaire et à l'université.

(afp)

La classe entre en effervescence, le temps de taper les messages sur l'iPhone de l'institutrice, ou en salle informatique. Pour les élèves en difficulté, Twitter permet même de libérer l'écriture.

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