Actualisé 04.12.2006 à 19:38

Quand une caisse maladie ne veut pas de vous

Des lecteurs ont tenté en vain d'obtenir une offre d'une des caisses maladie les moins chères.

«J'ai voulu aller chez Assura, avec une franchise à 300 fr., mais je n'ai jamais reçu de réponse et j'ai fini par abandonner», racontent Henri, Jeanne et Fabienne*, toutes générations confondues. «Cette caisse est la meilleure marché, mais nous recevons beaucoup de plaintes», affirme Claude Fontaine, de l'Association suisse des assurés.

Démenti du directeur d'Assura, Jean-Paul Diserens: «Les ordres sont stricts. On envoie les offres systématiquement. Sur 25 000, dix ou vingt se sont perdues en 2005.» Et d'inviter les personnes qui se sentent lésées à aller consulter les fichiers de la caisse pour voir où en est leur dossier. Pour lui, le problème réside plutôt dans l'indélicatesse de certains courtiers, «avec qui on ne travaille pas», qui privilégient des assureurs dont les commissions sont plus juteuses, laissant tomber les autres.

«Si nous constatons une politique délibérée de non-réponse, nous intervenons», confie Daniel Wiedmer, de l'Office fédéral de la santé publique. Il rappelle que la loi ne contraint pas explicitement de répondre à une demande d'offre.

Et de conseiller d'écrire une lettre qui fasse ressortir clairement le désir d'être affilié pour l'assurance de base. «Sur l'ensemble des caisses, il n'y a pas assez de cas pour parler de tricherie. Le mieux est de nous contacter, conseille l'ombudsman des assurances Rudolf Luginbühl. Nous prenons directement contact avec l'assurance. Souvent, elle est simplement débordée.»

Emmanuelle Robert

* Prénoms d'emprunt

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!