Actualisé 01.10.2012 à 15:57

Super LeagueQuatre arbitres suisses disent stop!

Quatre directeurs de jeu actifs en Super League ont annoncé leur retraite pour la fin de l'année 2012. Le ras-le-bol est immense.

de
J.-Ph. Pressl-Wenger

Daniel Wermelinger (41 ans), Cyril Zimmermann (36 ans), Ludovic Gremaud (32 ans) et Damien Carrel (30 ans) en ont assez. Comme l'a annoncé dimanche le journal «Der Sonntag», ces arbitres ont décidé de mettre un terme à leur carrière en fin d'année.

Les quatre démissionnaires ne supportent plus de sacrifier leur temps libre pour être ensuite laissés en plan par leur hiérarchie au moment où ils auraient besoin de soutien. Le Vaudois Damien Carrel donne le ton: «On attend de nous une attitude et des performances professionnelles, mais les conditions cadres restent une affaire d'amateurs.»

Concilier un travail, la vie de famille et l'arbitrage au plus haut niveau se transforme en une charge difficilement surmontable quand la reconnaissance reste absente. «Ceux qui continuent sont de véritables idéalistes, a expliqué Daniel Wermelinger. Mais si la stratégie de l'Association est de se reposer sur eux, c'est un peu mince.»

Un manque de moyens ?

Urs Meier, l'ancien chef des hommes en noir et arbitre international renommé avant cela, avait tenté d'instaurer une professionnalisation partielle. Sans succès. Celle-ci devait s'articuler autour de trois arbitres pros, 4 semi-pros et 5 directeurs de jeu engagés 20%, pour un budget flirtant avec le million de francs par année. Une version allégée (700'000 francs) avait également subit un «Nein» sec et sonnant.

La Swiss Football League aurait peut-être les moyens de faire mieux. Le contrat signé avec l'entreprise InFrontRingier assure 140 millions de francs à la Ligue sur 5 ans. Malheureusement, seuls 200'000 francs sont dévolus à l'arbitrage, a reconnu Carlo Bertolini, l'actuel chef des arbitres suisses, dans les colonnes du journal dominical alémanique.

Le hockey en précurseur

Les arbitres professionnels existent sur les patinoires helvétiques depuis 1996. Aujourd’hui, quatre «zèbres» disposent d’un contrat à plein temps (Brent Reiber, Danny Kurmann, Daniel Stricker et Stéphane Rochette), alors que Didier Massy est employé à 50%. Si les salaires mensuels sont gardés secrets, l’évaluation faite par le journal «Der Sonntag», fait écho d’un montant à 5 chiffres, au minimum. Les arbitres de hockey sur glace professionnels en Suisses dirigent environ 100 parties par saison. Le financement est assuré par les 23 clubs de la National League.

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