Tessin : Quatre cadres jugés pour escroquerie

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Tessin Quatre cadres jugés pour escroquerie

Plus de huit ans après la faillite de l'institut financier tessinois Sogevalor, le procès contre les cadres de la société a commencé mardi à Lugano (TI).

Quatre Suisses sont accusés d'escroquerie, d'abus de confiance, gestion déloyale, mauvaise gestion et falsification de documents.

L'affaire du Sogevalor a commencé en été 2004. Plusieurs clients de l'institut financier avaient attiré l'attention de la Commission fédérale des banques (CFB) sur des irrégularités. La CFB avait examiné les reproches avant de retirer son autorisation à Sogevalor et de prononcer la faillite de l'entreprise.

Le Ministère public reproche au directeur de l'institut financier d'avoir détourné l'argent de quelque 110 clients. Selon l'acte d'accusation, le montant de la fraude porte sur environ 131 millions de francs. Au final, quelque 80 clients ont perdu au total 70 millions de francs.

Directeur introuvable

L'ancien directeur de Sogevalor, un Italien, est introuvable depuis 2004. C'est pourquoi il n'est pas possible de le juger, a expliqué mardi la procureure tessinoise. Cette absence a été critiquée par la défense qui a déploré que toute la lumière ne pourrait donc pas être faite sur cette affaire. En début d'audience mardi, elle a demandé d'ajourner le procès. Une requête rejetée par le tribunal.

Les quatre accusés sont deux anciens administrateurs de la société Sogevalor, le directeur adjoint et un comptable. Le procès doit durer plusieurs jours et la date du verdict n'est pas encore connue.

Longue enquête

L'enquête sur les malversations de Sogevalor a été longue et complexe. Le Ministère public tessinois y a travaillé près de huit ans.

Sogevalor employait 14 personnes. Avant sa débâcle, l'institut financier affichait un bilan de 6,6 millions de francs, comptait près de 350 clients et disposait de dépôts pour 28 millions de francs.

(ats)

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