Jura: Quatre coups de feu à Delémont: «Je suis traumatisée»
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JuraQuatre coups de feu à Delémont: «Je suis traumatisée»

La tentative de meurtre perpétrée dans la capitale jurassienne est passée inaperçue, sauf pour quelques riverains qui ont remarqué une bande de jeunes.

par
Vincent Donzé
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La police est intervenue en force dimanche vers 3 heures du matin, à la route de Bâle,

La police est intervenue en force dimanche vers 3 heures du matin, à la route de Bâle,

DR
Selon des voisins, les coups de feu tirés l’ont été au sein d’une bande de jeunes.

Selon des voisins, les coups de feu tirés l’ont été au sein d’une bande de jeunes.

Lematin.ch/Vincent Donzé
À la route de Bâle, un couple attribue quatre marquages roses sur le bitume à la police jurassienne.

À la route de Bâle, un couple attribue quatre marquages roses sur le bitume à la police jurassienne.

Lematin.ch/Vincent Donzé

En neuf jours, la station-service Migrol de Delémont a été le théâtre de deux drames. D’abord côté rivière, avec une promeneuse tombée à l’eau en démêlant deux laisses, puis côté route, avec une tentative de meurtre qui a fait un blessé dimanche matin. «Je suis traumatisée. Moi qui n’ai plus de berger allemand, je vais investir dans un système de sécurité», dit une riveraine d’origine balkanique.

Qui a tiré des coups de feu dimanche vers 3 heures et pourquoi? La police jurassienne n’explique rien, mais selon le voisinage, une bande de jeunes était regroupée sur une bande herbeuse, entre la route de Bâle et la rue de Temple. Lorsque les policiers et les ambulanciers sont intervenus, vers trois heures du matin, un voisin leur a demandé d’aller faire du bruit ailleurs…

Fenêtre ouverte

Certains riverains n’ont rien entendu, même avec une fenêtre ouverte. D’autres ont été réveillés et n’ont plus retrouvé le sommeil. Dans ce quartier aux accents très mélangés, un homme de théâtre pense avoir entendu quelque chose, sans exclure d’avoir rêvé. De sa villa, un voisin a vu des policiers intervenir au sein de la bande de jeunes, devant la station-service.

«On a entendu quatre détonations», assure un voisin occupé à nettoyer un jardin. Un chiffre qui correspond au constat d’un riverain qui dormait de l’autre côté de la route de Bâle: «Ces marques roses sur le bitume n’étaient pas là samedi», dit-il dimanche, en suggérant qu’elles ont été tracées par la police.

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