FC Sion: Quatre joueurs inquiétés par les paris truqués
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FC SionQuatre joueurs inquiétés par les paris truqués

Cinq jours après avoir provoqué «l'affaire Serey Die», Christian Constantin et le FC Sion font la grande lessive.

De gauche à droite, Aleksandar Mitreski, Antonio Dos Santos, Aleksandar Prijovic, Serey Die.

De gauche à droite, Aleksandar Mitreski, Antonio Dos Santos, Aleksandar Prijovic, Serey Die.

Dans un communiqué, le club valaisan cible deux joueurs, le Macédonien Aleksandar Mitreski et le Brésilien Antonio Dos Santos, pour une nouvelle affaire dont on peine à mesurer les conséquences.

Tous deux sur la touche mercredi dernier lors du match contre Grasshopper qui a tout déclenché, Mitreski et Dos Santos sont, aujourd'hui, accusés d'avoir témoigné d'un «comportement plus grave» que Serey Die, dont le grand tort est d'avoir, reconnaît l'Ivoirien, «fréquenté des établissements de jeu». Le communiqué précise que «des sanctions fermes et sans complaisance seront prises à l'encontre de Mitreski et de Dos Santos».

Deux questions majeures

Un autre joueur, l'attaquant serbo-suisse Aleksandar Prijovic, «est également impliqué dans une moindre mesure», explique le FC Sion, qui ajoute que «des dispositions seront également prises à son égard».

Un tel communiqué ouvre le champ à deux questions majeures. Combien de matches du FC Sion ont fait l'objet de manipulations ? Pourquoi les sites officiels de paris n'ont jamais, cette saison, alerté l'UEFA sur des montants inhabituels misés lors des matches du FC Sion ?

La nature et la sévérité des sanctions n'ont pas été précisées, le FC Sion voulant se concentrer en premier lieu sur la double confrontation contre Bâle samedi au stade de Tourbillon et jeudi au Parc St-Jacques. «Je ne ferai aucun commentaire avant ces deux matches», répond le président Christian Constantin, joint au téléphone.

Requête étudiée par le MPC

Le FC Sion, qui a demandé l'ouverture d'une enquête aux autorités, attend maintenant la réponse du Ministère public de la Confédération (MPC), saisi par Christian Constantin en début de semaine. «M. Constantin a transmis, lundi passé, ses constatations par écrit au MPC, explique la porte-parole de l'instance Jeannette Balmer. Actuellement, le MPC examine une éventuelle compétence fédérale.»

La Suisse avait déjà été touchée cet automne par le scandale des matches truqués qui avait secoué toute l'Europe. Mais les soupçons ne portaient en Suisse que sur des rencontres de Challenge League, 1re ligue ou des matches amicaux, la Super League ayant été pour l'heure épargnée. Des joueurs de Thoune, Vaduz, Gossau et Fribourg figuraient parmi les suspects.

Le réseau démantelé cet automne par le parquet de Bochum (All) oeuvrerait dans dix-sept pays, où plus de 200 matches sont sous enquête, dont des rencontres qualificatives de la Ligue des champions et de l'Europa League. Sont dans le collimateur de l'UEFA les clubs Albanais du KF Tirana et du KS Vllaznia, les Lettons du FC Dinaburg, les Slovènes du NK IB Ljubljana et les Hongrois du Budapest Honved. (si)

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