Vaud: Quatre mois de congé pour les parents adoptants

Actualisé

VaudQuatre mois de congé pour les parents adoptants

Les députés vaudois ont accepté, en premier débat, de prolonger le congé adoption pour le personnel de l'Etat. Sa durée doit passer de deux à quatre mois, à l'instar de la plupart des cantons romands.

Les députés vaudois ont accepté mardi, en premier débat, de prolonger le congé adoption pour le personnel de l'Etat. Sa durée doit passer de deux à quatre mois, à l'instar de la plupart des cantons romands.

A l'image de plusieurs élus, Gérald Cretegny, chef du groupe PDC-Vaud Libre, a notamment soutenu cette modification de loi sur le personnel de l'Etat de Vaud pour des raisons d'équité. «C'est une disposition qui permet de corriger une différenciation entre les familles qui n'a aucun sens», a-t-il estimé.

«Nous ne devons pas faire de différence entre un nouveau-né et un enfant venu d'ailleurs», a abondé Catherine Aellen. Et la socialiste de rappeler le parcours semé d'embûches des parents qui adoptent: «c'est une grossesse de cinq ans».

Une fois le bout du tunnel arrivé, chacun a besoin de temps. Car «l'enfant qui a souffert d'abandon doit pouvoir s'ancrer dans sa nouvelle famille», a-t-elle ajouté.

Vaud pas pionnier

Plusieurs voix ont également souligné qu'en acceptant cette prolongation, le canton de Vaud ne faisait que s'aligner sur la tendance romande. Neuchâtel accorde ainsi un congé adoption de quatre mois, le Jura de seize semaines et Fribourg de douze semaines pour la collaboratrice et de quatre semaines pour le collaborateur. Seul Berne est loin derrière avec un congé de dix jours.

«Vaud ne doit pas être à la traîne pour un coût de 500'000 francs par an», a martelé le Vert Michel Collet. Reste que pour le PLR Pierre Volet, 500'000 francs c'est déjà beaucoup. «Je préférerais que l'on donne cette somme au Congo où l'on aiderait des milliers de vies», a-t-il argué. Et d'estimer encore que «les employés de l'Etat ont déjà beaucoup d'avantages».

UDC divisée

«Il ne s'agit pas d'accorder un traitement préférentiel mais de corriger une inégalité», a répété le démocrate du centre Jean-Luc Chollet. Reste qu'au sein du parti de droite, les avis étaient partagés. Le chef de groupe Michaël Buffat a lui regretté «cette nouvelle charge pérenne».

A la tribune, Nuria Gorrite, la conseillère d'Etat en charge des ressources humaines et des infrastructures a soutenu le projet à l'origine proposé par la députée socialiste Mireille Aubert, en 2007. Un projet susceptible de toucher «8,5 employés» sur les 28'000 collaborateurs du canton.

«Lorsque l'on accueille, que l'on est dans l'ouverture vers un enfant alors il faut que celles et ceux qui ont fait cette démarche soient placés en égalité vis-à-vis de celles et ceux qui, comme moi, ont eu la chance de pouvoir accueillir un enfant de manière naturelle».

Vote à confirmer

Au final, les députés ont accepté par 66 oui, 47 non et 6 abstentions la modification de la loi. Elle doit encore passer en deuxième débat lors d'une prochaine séance du Grand Conseil. (ats)

Ton opinion