Actualisé 13.02.2009 à 09:40

Madagascar

Quatre morts dans des affrontements

La police a tiré sur des pillards dans le sud de Madagascar, faisant au moins quatre et cinq blessés, ont annoncé les autorités malgaches, vendredi.

Des semaines de tension politique ont déclenché des vagues de violences sur cette île pauvre de l'océan Indien. Toutefois, Samueline Raheliarisoa, le gouverneur de cette région méridionale où les incidents se sont produits jeudi, a déclaré ignorer si ces violences étaient politiques motivées.

Un porte-parole de la police, Lala Rakotonirina, a précisé que toutes les victimes des affrontements de jeudi étaient des civils. Il a ajouté que 34 autres personnes ont été interpellées à Toliara, à un millier de kilomètres au sud-ouest de la capitale, Antananarivo. Toliara était calme vendredi.

Dans la capitale, les représentants du chef de l'opposition Andry Rajoelina et du président malgache Marc Ravalomanana ont entalé des pourparlers sous l'égide des Nations unies et des représentants de l'église et des diplomates.

M. Rajoelina accuse le président Ravalomanana de gaspiller les fonds publics et de mettre en danger la démocratie. L'ex-maire d'Antananarivo, récemment limogé par le gouvernement, s'est autoproclamé président et a même annoncé son gouvernement mardi, mais ces déclarations apparaissaient avant tout symboliques et comme relevant d'un exercice de rhétorique.

Présent à Madagascar en compagnie d'une délégation de la Commission de l'Océan Indien afin d'évaluer la situation, le secrétaire d'Etat ffrançais chargé de la Coopération et de la Francophonie Alain Joyandet s'est entretenu avec les deux hommes.

Alors qu'il quittait l'ancienne colonie française jeudi soir, Alain Joyandet a déclaré devant les journalistes à l'aéroport que les deux parties souhaitaient une solution même si cela prendra du temps.

«Le dialogue est engagé, et nous souhaitons qu'il aboutisse le plus rapidement possible même si on sait que ce sera un peu long (...) Avec l'escalade comme celle qu'il y a eu samedi, il est normal qu'il faille du temps pour que le dialogue puisse être actif. Tout le monde est encore sous le coup de ce qui s'est passé samedi», a dit M. Joyandet

Sur place, l'ambassade de France reste mobilisée pour assurer la protection et la sécurité des plus de 20.000 ressortissants français installés dans le pays.

(ap)

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