Actualisé 23.08.2012 à 09:57

Parcs naturelsQuatre parcs régionaux labellisés

Les parcs régionaux du Doubs (JU/NE/BE), du Jura vaudois (VD), de Pfyn-Finges (VS) et de Beverin (GR) ont obtenu le label «d'importance nationale».

Le parc du Bois de Finges (VS) fait partie des parcs ayant obtenu le label d'«importance nationale».

Le parc du Bois de Finges (VS) fait partie des parcs ayant obtenu le label d'«importance nationale».

L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a accepté les demandes déposées au début de l'année, a indiqué jeudi le Réseau des parcs suisses. Ce feu vert est toutefois assorti de conditions: pour le parc du Doubs et celui de Beverin, les plans directeurs cantonaux doivent encore être adaptés et acceptés par le Conseil fédéral, précise l'OFEV.

Les nouveaux parcs comprennent 71 communes et s'étendent sur une surface de 1473 km carrés - soit 3,5% du territoire national. Le parc du Jura Vaudois est le plus vaste avec 531 km2, soit presque la surface du lac Léman. Le plus peuplé est cependant celui du Doubs. Plus de 60'000 personnes vivent sur les 293 km2 concernés, quasi l'équivalent de la superficie du canton de Genève.

Les critères pour prétendre au titre de «parc naturel régional» sont relativement larges. «La porte d'entrée, c'est la richesse naturelle et paysagère», souligne Carlo Ossola, de l'OFEV.

Chaque parc se fixe ensuite des objectifs dans le domaine du développement durable. Les projets varient donc considérablement d'un parc à l'autre. Contrairement aux parcs nationaux, il n'y a pas de restrictions particulières pour les habitants où les touristes.

Après les dix premières années, la Confédération contrôlera si un parc a atteint ses buts et s'il remplit toujours les conditions pour mériter son statut. Les communes devront aussi voter pour savoir si elles veulent s'engager pour une nouvelle période de dix ans.

15 parcs en phase de gestion

Ces quatre parcs viennent s'ajouter aux onze qui sont déjà en phase de gestion. On compte parmi ceux-ci dix «parcs naturels régionaux»: Chasseral (NE/BE), Gruyère Pays-d'Enhaut (VD/FR), Ela (GR), Binntal (VS), «Parc jurassien» (AG/SO), Diemtigtal (BE), Thal (SO), Gantrisch (BE/FR), Val Müstair (GR) et Entlebuch (LU).

Cette liste est complétée par un parc appartenant à une autre catégorie: le «parc naturel périurbain» de Zürich-Sihlwald. La Confédération dispose d'une enveloppe de 10 millions de francs par an pour soutenir les 15 parcs en gestion.

Il faut en outre encore mentionner le Parc national suisse (GR), qui fêtera ses cent ans en 2014. Celui-ci ne dépend pas de la nouvelle législation mais correspond dans les grandes lignes au statut de «parc national» prévu dans l'ordonnance de 2007.

Nouveaux parcs nationaux

«Le grand défi des parcs suisses pour les prochaines années» sera précisément la création de parc nationaux, souligne le Réseau des parcs suisses. Deux projets sont en phase de création: le parc de l'Adula (GR/TI) et celui du Locarnese (TI).

Leur mise sur pied est plus exigeante que celle des parcs régionaux. Leur territoire doit notamment être muni d'une zone centrale où l'impact humain est réduit au minimum et la nature évolue librement.

Les restrictions ne seront cependant pas aussi importantes que dans le Parc national suisse situé en Engadine. Il sera possible d'exploiter des alpages traditionnels et de pratiquer la chasse afin de réguler la population de certaines espèces.

En outre, la zone périphérique des nouveaux parcs nationaux, avec ses villages «se veut un modèle de développement durable où l'activité économique est explicitement souhaitée».

Les demandes d'entrée en gestion seront déposées à l'OFEV en 2015. La population devra voter d'ici là, déterminant la réussite où l'échec des projets.

Soulagement et fierté pour le Parc Jura vaudois

Le Parc Jura vaudois se félicite de sa reconnaissance d'importance nationale par la Confédération. C'est «un ouf de soulagement et une grande fierté», a commenté jeudi Rémi Vuichard, chef de projet sensibilisation et communication.

L'obtention de ce label consacre un travail entrepris depuis des décennies, a expliqué à l'ats le responsable. Cette reconnaissance «d'un patrimoine exceptionnel» assure l'existence du parc pour dix ans.

La nomination signifie aussi un financement fédéral de quelque 420'000 francs par an, ce qui porte le budget total, avec canton et communes, à environ 1,1 million, a précisé Rémi Vuichard. «On s'attendait à un résultat positif», reconnaît-il en soulignant tout de même que certains parcs n'ont pas obtenu le label.

Pour célébrer la décision, une fête sera organisée avec les différents partenaires le 13 octobre dans le cadre de la Foire d'automne & Bourse aux sonnailles de Romainmôtier. Devenu en 2010 le Parc naturel régional Jura vaudois, il succédait au Parc Jurassien vaudois créé en 1973.

Au total 30 communes constituent le périmètre du parc. De nombreux projets sont en développement, comme la réfection de murs en pierres sèches, la commercialisation de produits ou des offres touristiques douces. A noter qu'un parc régional d'importance nationale ne devient pas pour autant un parc national, comme celui des Grisons, avec les contraintes que cela suppose. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!