Quatrième titre consécutif à l'US open pour Federer
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Quatrième titre consécutif à l'US open pour Federer

Une quatrième victoire de rang à l'US Open pour un douzième titre du Grand Chelem et un chèque de trois millions de francs: Roger Federer n'a pas perdu sa soirée dimanche à New York.

Le «Prince Noir» se profile de plus en plus comme le meilleur joueur de tous les temps.

Roger Federer a remporté sa quatrième finale à Flushing Meadows en battant en trois sets, 7-6 7-6 6-4, Novak Djokovic (no 3). Malgré le soutien dans son box de Robert De Niro et de Maria Sharapova, le prodige serbe n'a pas été en mesure de rééditer son exploit de Montréal quatre semaines auparavant où il avait battu le Bâlois en finale de l'Open du Canada. Le joueur de Belgrade doit se faire une raison. Roger Federer n'est pas prêt de vaciller sur le trône qu'il convoite sans détour depuis des mois.

Avec cinq balles de premier set à 6-5 sur son service dont trois consécutives et deux balles de seconde manche à 6-5 15-40 à la relance, Novak Djokovic peut certainement croire que cette finale, dont la qualité de jeu pendant un set et demi fut bien pauvre, aurait dû lui sourire. Mais c'est bien un monde qui sépare toujours les deux hommes. A chaque fois que le danger guette, Roger Federer sort les coups dont il a besoin pour retourner la situation.

Considéré comme le «roi» des tie-breaks en 2007 avec 26 jeux décisifs remportés sur les 35 qu'il avait joués avant cette finale, Novak Djokovic a dû céder sur le terrain où il excelle. Encore traumatisé par les cinq balles de set galvaudées à 6-5, il craquait dans le premier jeu décisif en commettant deux double-fautes sur les trois derniers points disputés sur son service. Dans le second jeu décisif, il fut déclassé par un Federer qui a touché au sublime.

Comme l'an dernier, Roger Federer n'aura perdu qu'une seule rencontre dans le cadre des tournois du Grand Chelem: la finale de Roland-Garros contre Rafael Nadal. Un tel bilan parle de lui-même. Jamais dans l'histoire, un joueur n'avait autant dominé l'opposition. Avec douze titres du Grand Chelem remportés en l'espace seulement de quatre ans et deux mois, le Bâlois n'est plus qu'à deux victoires du record de Pete Sampras. Si 2008 rime comme 2006 et 2007, c'est dans son «jardin» de Wimbledon que le Bâlois égalera «Pistol Pete».

A New York, il est devenu le premier joueur de l'ère Open à s'imposer quatre année de suite. Il faut remonter à... 1923 pour retrouver la trace d'un tel exploit qui porte la signature de légendaire Bill Tilden. L'Américain avait gagné six titres de rang. Le Suisse semble capable de faire aussi bien.

SDA/ATS

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