Actualisé 12.08.2008 à 18:32

Voyages low-costQue faire quand le voyage est pavé de désillusions?

Un Lausannois a vécu deux déboires avec une agence alémanique. Mais les clients ne sont pas totalement démunis.

Personne pour venir les chercher à l'aéroport, des pédalos en ruine et un minigolf à quatre trous. Pour couronner le tout, un fitness payant alors que tout devait être compris dans le prix. L'image du voyage dont rêvaient Jonathan, 22 ans, et son amie s'est rapidement craquelée au contact de la réalité.

C'était l'automne dernier en Tunisie. Sur place les Lausannois grognent, sans effet. Au retour, photos à l'appui, ils obtiennent de l'agence de voyages Vedia Tours un dédommagement de 200 fr. en bons. Ils décident de les utiliser pour se rendre en Egypte cet été. «Le voyage a été annulé sept jours avant le départ», rage Jonathan, définitivement dégoûté.

Selon l'agence, le client n'avait alors reçu qu'une confirmation provisoire. Elle a alors cherché des solutions avec le client, en vain.

Au vu de ces expériences, faut-il fuir les voyages low-cost? «Non, mais nous conseillons toujours de choisir des agences qui font partie du fonds de garantie de voyage. C'est un gage de sécurité en cas de faillite», précise Valérie Muster, de la Fédération romande des consommateurs.

Elle conseille aussi de ramener des photos pour pouvoir se faire dédommager, comme le prévoit la loi sur les voyages à forfait. Un médiateur est aussi gratuitement à disposition pour aider à aplanir un conflit. Il se penche sur près de 2000 cas chaque année en Suisse. «Seuls 5% ne trouvent pas de solution», note Beat Danneberger, ombudsman du voyage.

Carole Pantet

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!