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Homicide à Lausanne«Que justice soit faite!»

La marche organisée à la mémoire
du Portugais tué samedi s'est déroulée hier dans le calme, entre douleur et colère.

par
Francesco Brienza/chu

«R.I.P. Luis. Toujours en nous!» Un message et un portrait, imprimés sur des t-shirts blancs par centaines. De là-haut, le Portugais tué samedi au centre-ville a dû trouver l'image superbe. Proches et amis se sont réunis hier dans une marche silencieuse qui les a conduits de la Place de l'Europe à celle du Château. Des lieux du drame au siège du Conseil d'Etat. Tout un symbole. «Tout ce que nous voulons, c'est que justice soit faite, a humblement déclaré un oncle au terme du cortège. Nous ne sommes pas animé par un désir de vengeance.» La foule de plus de 400 personnes lui répond par des applaudissements. Une minute de silence a ensuite été observée, rendant encore plus perceptibles les souffles saccadés et les sanglots. Pour une jeune fille étranglée par les pleurs, même parler s'avérait impossible.

D'autres en revanche tonnaient leur désespoir. «C'est pas possible cette barbarie, c'est pas ma ville!»

Outre l'hommage, la marche avait pour but d'interpeller les élus sur les inquiétudes liées au fait de sortir à Lausanne la nuit. «Nous en avons assez de la violence, il faut que ça ne se reproduise jamais», a scandé une amie de Luis.

Le procureur fait le point sur l'enquête

«Le meurtrier présumé et les deux individus qui l’auraient aidé sont toujours en détention», a déclaré hier Bernard Dénéréaz. Les résultats des tests d’alcoolémie et toxicologique sont encore attendus. Pour couper court à certaines rumeurs, il précise: «L’antagonisme entre les communautés cap-verdienne et balkanique – dont sont issus la victime et son tueur – n’apparaît pas avoir joué un rôle déterminant dans le crime». La question est malgré tout étudiée. La rumeur faisant état d’un lien entre la victime et celle d’un précédent drame en avril 2011 est vérifiée.

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