Actualisé 08.05.2008 à 21:37

«Que se passera-t-il après le test de dépistage?»

Les directeurs d'écoles publiques
doutent de l'efficacité des tests de dépistage de cannabis dans les établissements scolaires.

«Que se passe-t-il après le test?» s'interroge Heidi sur le site virus.rsr.ch.

Une interrogation relayée par plusieurs responsables d'établissements scolaires. Ceux-ci restent sceptiques face à la décision prise par une majorité de députés vaudois d'introduire des tests de dépistage de cannabis dans les écoles.

«Ils n'occultent pas la présence du cannabis à l'école, mais on tient la baraque», affirme Jean-François Lovey, chef du Service de l'enseignement du canton du Valais.

Comment? «Simplement en ayant édicté des normes strictes, connues et acceptées par tous», déclare Aldo dalla Piazza, recteur du gymnase français de Bienne.

Tous les établissements possédant de telles normes, parfois élaborées par les élèves eux-mêmes, constatent que le problème du cannabis, bien que réel, devient maîtrisé. Les élèves connaissent notamment les risques lorsqu'ils ne respectent pas les normes.

Dans les écoles publiques, les responsables rechignent toujours à introduire les tests. En revanche, ils sont déjà pratiqués depuis des années dans certaines écoles privées.

Généralement, ils s'inscrivent dans un contexte global: «Les tests ne sont qu'un moyen parmi d'autres de donner aux jeunes une structure qui leur permette de réussir demain», remarque Jérôme de Meyer, propriétaire et directeur de deux collèges privés.

Daniel Schwab (RSR)

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