01.07.2020 à 05:43

Sorties cinéma

Que voir dans les salles dès le 1er juillet 2020?

Ça redémarre un peu dans les cinés en ce premier jour de juillet, avec huit nouveaux films. Voici nos avis et les bandes-annonces.

de
Marine Guillain
Nicolas Duvauchelle et Marilyn Lima dans «Une sirène à Paris», de Mathias Malzieu

Nicolas Duvauchelle et Marilyn Lima dans «Une sirène à Paris», de Mathias Malzieu

- DR

«Pinocchio», de Matteo Garrone

Geppetto (Roberto Benigni), pauvre menuisier, parvient à négocier un morceau de bois pour y sculpter une poupée. Mais ce bois est spécial. La poupée prend vie, Geppetto la considère comme son enfant. Un enfant qui, dès le premier jour, gambade, fait des bêtises et refuse d’aller à l’école. Pinocchio (Federico Ielapi) se retrouve alors embarqué dans une aventure initiatique qui se construit au gré des rencontres avec diverses créatures: le Chat et le Renard, la Fée bleue, Mangefeu… Prévu pour le 18 mars et reporté à cause du coronavirus, «Pinocchio» est la première grosse sortie depuis la réouverture des salles. Découvrez les interviews filmées de l’équipe du film ainsi que notre critique ici.

«Une sirène à Paris», de Mathias Malzieu

Crooner au cœur meurtri, Gaspard chante dans une péniche-cabaret au charme désuet; le Flowerburger. Il s’est juré de ne jamais retomber amoureux. Un soir, en rentrant, il trouve une sirène échouée au bord de la Seine… Pour davantage d’infos et notre avis sur le film, c’est par ici.

«Les parfums», de Grégory Magne

D’un côté, Guillaume (Grégory Montel, du casting «Dix pour cent»), divorcé, qui doit gagner davantage d’argent pour obtenir la garde de sa fille une semaine sur deux. De l’autre, la diva Anne Walberg (Emmanuelle Devos), nez, créatrice de fragrances pour les plus grandes marques de parfums. La quinqua est tellement focalisée sur les odeurs qu’elle ne voit plus les gens. Sa rencontre avec Guillaume, son chauffeur, lui fera-t-elle appréhender la vie différemment? Grégory Magne a eu du nez en imaginant cette composition sans prétention, où les rapports aux odeurs se superposent aux rapports humains. Il lui manque cependant quelques pschitt d’exubérance pour que son bouquet enveloppe complètement. ***

«Amazing Grace», d’Alan Elliott et Sydney Pollack

Il faut savoir qu'«Amazing Grace» n’est pas un doc qui retrace la vie de la chanteuse. Il s’agit en fait de l’enregistrement de l’album Gospel le plus vendu de tous les temps, qui a eu lieu sur deux jours dans une petite église de Los Angeles. Vous n’apprendrez donc rien de biographique sur la reine de la soul, mais vous serez téléportés en 1972, comme si vous assistiez à un concert live au premier rang. Vous verrez les gouttes de transpiration perler sur le visage et le cou de la chanteuse et comprendrez ce que «chanter avec ses tripes et son âme» signifie. Sachez pour l’anecdote que les rushs filmés par Sydney Pollack n’ont pas été exploitables durant des années, car le réalisateur, alors novice, ne faisait pas de clap servant à synchroniser le son et l’image… Ce jeudi, soirée spéciale au Cinélux à Genève avec un concert du SOVA Gospel Choir avant le film. ***

«Where We Belong», de Jacqueline Zünd

Pour son troisième film, la Zurichoise Jacqueline Zünd s’est intéressée à des enfants de parents séparés. Trois familles scindées, trois histoires différentes. La lucidité de certains bluffe (le jeune Carleton épate avec ses réflexions et sa manière de s’exprimer si matures). En choisissant d’agrémenter son doc d’images artistiques, la réalisatrice évite la suite souvent ennuyeuse de témoignages en plan fixe face caméra. ***

«Heidi en Chine», de François Yang

D’origine chinoise, la mère de François Yang fut confiée à une famille suisse en 1946. Septante ans plus tard, le réalisateur et sa maman embarquent pour un voyage en Chine à la rencontre de la famille restante et de l’histoire traumatisante de ceux qui furent persécutés par le Parti communiste. Bien qu’il offre quelques passages émouvants et qu’il parte d’une histoire personnelle pour évoquer l’histoire avec un grand H, «Heidi en Chine» reste trop intime pour captiver. **

Et encore

«The Painted Bird», de Vaclav Marhoul

Un jeune garçon erre dans un pays d’Europe durant la Seconde Guerre mondiale et va assister à des scènes d’une rare violence. Ce drame en noir et blanc de presque trois heures est à découvrir au Bellevaux (Lausanne). Pas vu.

«L’extraordinaire voyage de Marona», d’Anca Damian

«Chez les chiens, le bonheur, c’est l’inverse de celui des hommes. Nous voulons que les choses demeurent exactement comme elles sont. Les humains, eux, veulent toujours autre chose que ce qu’ils ont.» ça, ce sont les paroles de la chienne Marona qui, dans ce film d’animation présenté en compétition au Festival d’Annecy en 2019, se remémore ses différentes vies auprès des maîtres qui l’ont accueillie. Pas vu.

«Switzerlanders», de Michael Steiner


C’était il y a un peu plus d’un an. Le 21 juin 2019, les habitants de tout le pays étaient invités à filmer un bout de leur journée et à envoyer leur vidéo au projet «Switzerlanders». Le but? Monter un film à partir de toutes ces images, qui représenterait une sorte de carte postale témoignage d’une époque, d’une culture. Pour découvrir notre critique, publiée lorsque le film était sorti en VOD, c’est par là.

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6 commentaires
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Mendrisiotto

02.07.2020 à 06:49

Exclu

pierre legueux

01.07.2020 à 08:41

le film avec ou de Stan

dodo

01.07.2020 à 07:44

le covid19