Actualisé 02.04.2013 à 23:03

LNAQuel Plüss fera la différence?

Benjamin et Martin seront opposés dans la finale qui mettra aux prises Fribourg et Berne. Tous deux n'y voient qu'une série comme une autre.

de
Grégory Beaud
Benjamin (à g.) et Martin Plüss vivront un duel fratricide.

Benjamin (à g.) et Martin Plüss vivront un duel fratricide.

«Laissez-moi deviner. C'est pour parler des frères Plüss en finale?» Hier, au lendemain de la qualification de Berne face à Zoug, Martin Plüss était d'humeur taquine. «C'est une belle histoire, a enchaîné l'aîné. Mais nous ne le prenons pas comme quelque chose de spécial.»

Les deux frangins n'ont pas eu de contact depuis l'accession du SCB à la finale face à Gottéron. «En play-off, on mange, on s'entraîne, on joue et on dort, détaille le centre de Berne. Nous en parlerons plus tard. Lorsque ce sera terminé.»

Travailleur de l'ombre aux côtés de Julien Sprunger et d'Andrei Bykov, Benjamin Plüss était sous le feu des projecteurs au terme de l'entraînement d'hier. Evidemment, les questions se sont vite rapportées à la rivalité familiale. «Pour nos parents, l'important est que nous terminions la saison en bonne santé, a remarqué l'ailier de Saint-Léonard. S'ils vont venir voir un match sur place? Ils devront aller à Berne. A Fribourg, je peinerai à trouver des tickets.»

Martin est centre et Benjamin ailier: les frères se croisent rarement sur la glace. «Parfois, après un contact, je me dis «ah! tiens, c'était Martin», sourit le cadet. A force, nous sommes habitués.»

Plus âgé de deux ans, Martin Plüss a déjà connu les joies d'un titre de LNA à trois reprises. Il a également remporté le championnat de Suède avec Frölunda. «J'ai plus d'expérience à ce niveau. Comme l'équipe de Berne en général, c'est vrai. Mais au moment d'aborder une finale, tout ça ne compte plus vraiment.»

– Hans Kossmann, êtes-vous prêt?

Oui, je crois. Chaque match face à Berne est un derby. Mais cette série sera différente, avec un sacré enjeu.

– Cette saison, vous avez un bilan de 3-3 contre Berne.

C’est vrai, mais c’est notre adversaire préféré. Nous les avons battus deux fois alors qu’ils avaient des joueurs de NHL. L’an dernier, nous avions perdu contre eux en demi. Cette saison, nous sommes meilleurs. Et j’ai le sentiment que Berne n’est pas devenu plus fort.

– Allez-vous téléphoner à McSorley, qui a poussé Berne au 7e match, en quarts de finale?

(Rires.) Je pourrais. Je pourrais aussi téléphoner à Doug Shedden (ndlr: entraîneur de Zoug). Mais aucun des deux n’a trouvé la solution. Ils ne sont pas passés loin, mais ils ont échoué lors de la loterie du match VII. Nous aurons l’avantage de la glace, à nous d’en profiter.

«Benjamin a déjà fêté ses 18 ans il y a un bon moment. Le temps des conseils prodigués par son grand frère est révolu» Martin Plüss

«Benjamin a déjà fêté ses 18 ans il y a un bon moment. Le temps des conseils prodigués par son grand frère est révolu» Martin Plüss

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