Genève - Quelques centaines de personnes contre les mesures Covid-19
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GenèveQuelques centaines de personnes contre les mesures Covid-19

Près de 200 manifestants se sont réunis mardi soir à Genève pour fustiger la mesures anti-Covid et appeler à voter contre la loi fédérale.

par
mpo
Jean-Dominique Michel a tenu des propos pour le moins ambigus sur l’usage de la violence.

Jean-Dominique Michel a tenu des propos pour le moins ambigus sur l’usage de la violence.

La bise glaciale n’a pas arrêté les coronasceptiques et opposants aux mesures anti-Covid. Mardi soir, non loin de la gare, quelque 200 personnes se sont réunies afin de dénoncer la gestion de la crise sanitaire par les autorités fédérales et appeler à voter contre la loi Covid, soumise à votation en juin prochain. L’autorisation de la manifestation était conditionnée au respect des mesures sanitaires et notamment au port du masque. Si, au début, cette obligation a été respectée par une bonne partie de l’assemblée, les participants ont peu à peu ôté leur masque au fur et à mesure des discours.

Le Covid, «accélérateur de vieillesse»

Le rassemblement a été rythmé notamment par les prises de parole de figures genevoises du mouvement complotiste, les applaudissements et les hourras. La chercheuse Astrid Stuckelberger a ainsi dénoncé la «compromission de la Suisse». Elle a affirmé que les statistiques ne montraient pas de surmortalité et assuré que les écouvillons utilisés pour les tests PCR servent «à nous introduire des nanoparticules dans le nez». D’autres orateurs, comme le cinéaste Daniel Kunzi, a insisté sur le fait que «ces derniers jours, personne n’est décédé du Covid à Genève». Il a par ailleurs qualifié le Covid «d’accélérateur de vieillesse». L’enseignants Chloé Frammery a appelé les manifestants à se réveiller, se félicitant de «vous voir avec moins de masques». Mais le plus virulent d’entre tous, Jean-Dominique Michel, s’est enflammé contre une «épidémie de grippe un peu sévère» et a fustigé les autorités, accusées de «haute trahison». Pour lui, «le référendum contre la loi Covid est notre dernière chance». «S’il faut prendre les armes, je le ferai», s’est-il ensuite emporté, soutenu par des manifestants criant «moi aussi».

Une fois les discours terminés, la majorité des manifestants se sont dispersés. Une partie est néanmoins restée sur place, discutant et dansant sur de la musique.

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