Football - Coupe du Monde: Quelques chiffres avant Portugal - Suisse
Actualisé

Football - Coupe du MondeQuelques chiffres avant Portugal - Suisse

Pour avoir des repères en vue du rendez-vous sous tension de mardi à Lisbonne, certaines statistiques peuvent nous aider à y voir plus clair.

par
Robin Chessex
Lisbonne

Le collectif Suisse face à la «Ronaldominance»

Commençons par statistique dont on a beaucoup parlé depuis samedi. Dans sa campagne de qualification, la Suisse a vu 14 joueurs différents marquer au moins l'un des 23 buts de l'équipe. Le meilleur buteur suisse est Haris Seferovic avec 4 réalisations, suivi de Stephan Lichtsteiner avec 3.

Le Portugal, lui, en a marqué 30 mais la moitié sont dus à Cristiano Ronaldo, tandis qu'André Silva en a marqué 8 et il n'y a que quatre autres joueurs qui ont marqué (João Cancelo 2, William 2, João Moutinho 1 et Nelson Oliveira 1). Sur l'échelle européenne, c'est peu quand on pense que l'Allemagne a eu 19 buteurs différents. La dépendance du Portugal à Cristiano Ronaldo a été flagrante samedi soir lors du match contre Andorre où il a fallu que le capitaine entre en jeu pour marquer le but libérateur. Mais c'est aussi lors du seul match où il ne fut pas là que l'équipe a perdu, contre la Nati.

Behrami souvent absent

Au niveau des joueurs utilisés, Vladimir Petkovic a pu s'appuyer sur une structure assez stable. Même s'il n'a pu aligner son onze de base complet (Sommer, Lichtsteiner, Djourou, Schär, Rodriguez, Xhaka, Behrami, Dzemaili, Mehmedi, Shaqiri, Seferovic) qu'une seule fois lors de ces qualifications, contre la Lettonie en septembre dernier (3-0), le sélectionneur a utilisé souvent les mêmes joueurs. Derdiyok est rentré six fois en court de jeu par exemple. Mais il n'a été décisif que lorsqu'il a été titulaire face aux Îles Féroé en novembre dernier (2-0). L'attaquant a d'ailleurs été davantage présent dans cette campagne que Valon Behrami, titulaire habituel, qui n'a été aligné que cinq fois. Son absence, mardi, pour la «finalissima» ne sera peut-être pas aussi grave qu'il n'y paraît.

Si l'on observe le déroulé des matches de cette qualification dans leur ensemble, on peut dégager certaines tendances. La Suisse a, par exemple, marqué la plupart de ses buts dans la première moitié des secondes mi-temps (9 buts). Elle est également aussi assez performante au milieu du premier acte (7 buts). Les deux réussites de la Suisse face aux Lusitaniens, en septembre 2016, ont, d'ailleurs, été obtenues à la 24e et la 31e. Le Portugal a encore encaissé un but dans cette période-là, c'était face aux Îles Féroé à la 38e. Ce sera peut-être le moment de lancer l'offensive pour la Nati si elle réussit à résister à la vague portugaise dès le début du match.

Attention à Ronaldo dans les première minutes

En effet, le capitaine portugais a marqué trois fois dans les toutes première minutes du jeu. Il s'agira d'être immédiatement dans le match pour les Suisses. Ceux-ci n'ont d'ailleurs jamais encaissé de buts en première mi-temps dans cette campagne. Un 0-0 à la pause serait donc déjà rassurant.

Autre tendance pour le Portugal, il score beaucoup autour des 60 minutes (9 buts). Les deux équipes sont assez équivalentes à ce niveau-là, va-t-on assister à une grande bataille offensive entre la 60e et la 70e?

Les champions d'Europe ont également beaucoup marqué en toute fin de match, entre la 85e et la 93e (7 buts). Ce qui correspond à une période lors de laquelle la Nati a encaissé deux de ses cinq buts pris, contre Andorre et la Hongrie. Lors du match aller, les hommes de Petkovic avait réussi à tenir face aux assauts du Portugal en fin de partie. On leur souhaite d'en faire autant mardi.

Certes tout cela reste des chiffres et la réalité du terrain parlera d'elle-même. Mais ce n'est pas parce qu'ils ne veulent rien dire qu'il ne faut pas les écouter.

Ton opinion