CNN - Le chroniqueur s'étant masturbé sur Zoom est de retour
Publié

CNN«Qu’est-ce qui vous a pris, bon sang?»

Huit mois après avoir été suspendu pour s’être masturbé lors d’une visioconférence, le consultant Jeffrey Toobin a fait son retour à l’antenne jeudi.

Depuis l’avènement du télétravail et donc des séances en visioconférence, les bourdes, moments de solitude et autres dérapages ne manquent pas. Ce n’est pas Jeffrey Toobin, 60 ans, qui dira le contraire. Chroniqueur du prestigieux magazine «The New Yorker» et consultant régulier de CNN, le juriste et éditorialiste avait été surpris en train de se masturber lors d’une séance Zoom avec des collègues du magazine.

Cet incident, survenu en octobre dernier, serait intervenu lors d’une pause de cette réunion consacrée à l’élection présidentielle de novembre. Jeffrey Toobin pensait, à tort, que ses collègues ne le voyaient plus. «J’ai commis une erreur honteusement stupide, en croyant être hors champ. Je présente mes excuses à ma femme, ma famille, mes amis et collègues», avait déclaré le juriste, très embarrassé. Suspendu par «The New Yorker», l’éditorialiste s’était aussi vu privé d’antenne par CNN pour une période indéterminée.

CNN oui, «The New Yorker» non

Huit mois plus tard, Jeffrey Toobin est de retour sur la chaîne américaine. À cette occasion, la présentatrice de l’émission «CNN Newsroom», Alisyn Camerota, a choisi de briser la glace: «Je crois qu’on devrait parler de ce qui s’est passé depuis qu’on s’est vus il y a plusieurs mois. Pour citer Jay Leno: Qu’est-ce qui vous a pris, bon sang?» a-t-elle lancé à son interlocuteur. Lors de cette interview, le consultant a réitéré ses excuses, se présentant comme «un être humain faillible, qui fait des erreurs».

Toobin a confié avoir passé ses «tristes mois hors antenne» à «essayer d’être une meilleure personne». Le juriste reprend ainsi son rôle régulier d’analyste juridique en chef pour CNN. Il ne retournera cependant pas au sein de la rédaction du «New Yorker», la direction du magazine l’ayant licencié un mois après le scandale. Une décision que l’intéressé juge injuste: «Les personnes impliquées (ndlr: dans l’enquête interne) m’ont dit très précisément qu’elles avaient examiné l’ensemble de ma carrière… et qu’elles avaient constaté qu’il n’y avait eu aucune plainte à mon sujet. Il y avait juste cet incident», déplore Toobin.

(joc)

Ton opinion