Actualisé 11.09.2008 à 15:41

Gagner le marathon sans courirQuestion tricherie, les sportifs en connaissent un rayon

Tricher pour remporter un marathon n'est pas nouveau. Entre le VTT ou le métro, pour les tricheurs, tous les moyens sont bons pour gagner.

En 1980, l'Américaine d'origine cubaine Rosie Ruiz a remporté le marathon de Boston en franchissant la ligne d'arrivée dans un temps record de 2h31'56''. A l'époque, il s'agit du 3e meilleur chrono de l'histoire. Autre point surprenant qui a éveillé les suspicions chez les organisateurs. La marathonienne a amélioré de 25 minutes sa performance réalisée six mois plus tôt à New York: une progression irréaliste. A peine fatiguée à son arrivée, la coureuse affirme alors qu'elle s'est «réveillée avec beaucoup d'énergie le matin».

Le problème: elle n'apparaît sur aucune vidéo de la course et personne ne se souvient de l'avoir croisé sur le parcours. En fait, elle n'aurait couru que le dernier kilomètre du marathon. Un témoin dira plus tard avoir vu Rosie Ruiz sortir de la foule des spectateurs entre Charlesgate et Commonwealth Avenue. Et ironie de l'histoire, cette marathonienne est une récidiviste. A New York, lors d'une course précédente, elle aurait déjà utilisée le métro.

Finalement, les organisateurs du marathon de Boston exclurent Rosie Ruiz, qui clama toujours son innocence. C'est finalement Jacqueline Gareau, qui avait terminé en 2h34'28'' qui fut proclamée vainqueur de l'épreuve, une semaine après cette épisode rocambolesque.

En 1904, il fait 20 km en voiture

L'histoire des tricheries au marathon a débuté bien avant Rosie Ruiz. En 1904, aux Jeux Olympiques de Saint-Louis (Etats-Unis, Fred Lorz souffre de crampes au 15e kilomètre. Ni une, ni deux. Il monte dans une voiture et se fait déposer à 8 km de l'arrivée. Sur la ligne, l'Américain prend le bouquet et bombe le torse. Jusqu'à l'arrivée, quelques minutes plus tard de Thomas Hicks qui déclare: «J'ai gagné puisque, parti en tête, je n'ai jamais été dépassé». Le tricheur est alors démasqué.

(dbe)

Des faux trisomiques espagnols en or

Au Jeux paralympiques de Sydney en 2000, l’équipe espagnole remporte la médaille d’or de basketball. Les révélations de l’un des joueurs, journaliste de profession, a permis de découvrir l’une des tricheries les plus honteuses de l’histoire du sport. Ce joueur raconte que dix des douze membres de l’équipe se sont fait passer pour des handicapés mentaux sans l’être réellement. L’Espagne a été disqualifiée de cette compétition. Surtout, depuis cette triste histoire de tricherie, les handicapés mentaux, dont il est souvent difficile de déterminer l’exactitude du handicap, ne peuvent plus participer aux Jeux paralympiques.

L’épée trafiquée d’un Soviétique

En 1976, aux JO de Montréal, le Soviétique Boris Onishchenko, membre de l’équipe de pentathlon moderne, a trafiqué son épée pour allumer la table de marque. A l’épée, une touche est déclarée valable par la table électronique de marque quand une pression de 750 bars est exercée sur la pointe de l’arme. Or, le Britannique Jim Fox s’étonne de voir la table s’allumer alors qu’il n’a senti aucune touche sur son corps. Plus cocasse, le voyant s’allume alors que Onishchenko a le bras en l’air, l’épée pointée vers le plafond. Les Anglais portent réclamation. L’arbitre confisque l’arme. On découvre alors, sous le grip de la poignée, un système discret, sorte d’interrupteur, qui déclenche la lampe d’arbitrage.

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