Vaud/Genève: Qui doit payer les dégâts des fans du Servette FC?
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Vaud/GenèveQui doit payer les dégâts des fans du Servette FC?

Le club de foot genevois refuse de s'acquitter de la facture liée aux dommages provoqués par ses supporters en 2014 sur sol vaudois.

Il y en a pour plus de 10'000 francs: c'est le montant des deux douloureuses reçues par le Servette FC à la suite des frasques d'une partie de ses supporters, le 2 mars 2014 sur l'autoroute A1 à la hauteur de Bursins (VD). Ce jour-là, des fans de la Section grenat revenaient d'un match à Bienne, rapporte «24 heures» dans son édition de jeudi. Dans les trois cars à bord desquels ils avaient embarqué, l'ambiance était au beau fixe à la suite de la belle victoire remportée par le club. Jusqu'à ce que l'un des passagers soit pris malaise. Avisée par le chauffeur, la police cantonale a rapidement débarqué sur les lieux tandis que les différents bus se rangeaient sur la bande d'arrêt d'urgence, déversant leur lot de supporters.

Accueillis par des jets de bouteille, les gendarmes ont dû appeler du renfort tandis que le pare-brise d'une voiture rouge et blanche volait en éclats. Au total, 28 policiers ont été mobilisés pour contenir des supporters déchaînés, boucler la zone et finalement escorter les fans jusqu'à Genève.

Depuis, le Servette FC refuse de régler les factures liées à l'intervention des policiers et aux dégâts occasionnés. Selon «24 heures», il estime ne pas être responsable de ce qui s'est passé et ajoute qu'il n'est aucunement lié à la Section grenat. Après un premier recours au Tribunal cantonal, l'une des deux douloureuses a été effacée. Reste un montant de plus de 3400 francs en souffrance. Pour Christian Lüscher, avocat du club, le Servette FC ne peut pas être tenu responsable des frasques de ses supporters deux heures après le coup de sifflet final, et qui plus est dans un autre canton. Il ajoute que la police est en mesure de s'adresser à la personne qui a organisé le voyage des fans jusqu'à Bienne afin d'identifier les coupables.

Le Tribunal cantonal vaudois a estimé, en revanche, que c'était bien au Servette FC de s'acquitter de ce montant. A l'époque des faits, il était membre de la Swiss Football League dont le règlement stipule que les clubs sont responsables de la sécurité pendant les matches, mais également avant et après. Le défenseur du club entend désormais porter la cause devant le Tribunal fédéral. (20 minutes)

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