Berne: Qui pour succéder à Ueli Maurer au Conseil fédéral?

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BerneQui pour succéder à Ueli Maurer au Conseil fédéral?

Au lendemain de l’annonce du départ du conseiller fédéral UDC pour la fin de l’année, la presse se fait écho des possibles prétendants et prétendantes à son poste.

Les prétendants à la succession d’Ueli Maurer pourraient être nombreux.

Les prétendants à la succession d’Ueli Maurer pourraient être nombreux.

AFP

Lors de la conférence de presse où il a annoncé son départ, vendredi à 12 h 15, le Zurichois a indiqué avoir discuté avec son parti de son départ. «Ma démission n’est pas motivée par des considérations électorales. L’UDC a de toute façon droit à deux sièges», a-t-il dit. Ce départ laisse désormais le champ libre à des successeurs potentiels. Et également à un brassage des cartes pour le choix des départements.

Samedi, la presse a fait l’inventaire des papables à la succession d’Ueli Maurer. Pour le «Tages-Anzeiger», trois personnes se profilent. Avec d’abord le Bernois Albert Rösti, 54 ans, qui est au Conseil national depuis onze ans. Pendant quatre ans et demi, il a également présidé l'UDC Suisse. Interrogé il y a un an sur une éventuelle candidature il avait déclaré: «De toute façon, vous ne croirez pas tout ce que je vous dis maintenant».

Autre candidat possible selon le quotidien alémanique: Le Lucernois Franz Grüter, 59 ans. Il est un entrepreneur à succès et siège au Conseil national depuis 2015. Depuis un an il est vice-président de l'UDC Suisse et responsable, en tant que chef d'état-major, du suivi des sections cantonales. Et Franz Grüter lui-même affirme que la Suisse centrale aurait droit à un siège en cas de prochain retrait du Conseil fédéral. «Depuis le départ du Lucernois Kaspar Villiger (PLR) il y a presque 20 ans, plus personne de Suisse centrale n’a siégé au Conseil fédéral, il est temps maintenant de changer», estime Franz Grüter.

Moins connu, le nom de Gregor Rutz revient un peu moins souvent que ceux de Grüter et de Rösti. Mais ceux qui citent le Zurichois de 48 ans comme papable, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’UDC, lui attribuent tous les mêmes attributs: une intelligence fulgurante, clairement dans la ligne de l’UDC, toujours correct dans ses relations. Sa grande expérience politique parle également en sa faveur. Avant son mandat de conseiller national, il a été secrétaire général de l'UDC Suisse pendant huit ans.

Le nom de Toni Brunner, ancien président de l’UDC est également cité, de même que celui de la conseillère nationale saint-galloise Esther Friedli.

Dans la «Schweiz am Wochenende», il apparaît que la fille de Christoph Blocher, Magdalena Martullo-Blocher, conseillère nationale et directrice d’Ems-Chemie ainsi que le Zurichois Roger Köppel, le très remuant rédacteur en chef de la «Wetwoche», ne se porteront pas candidat.

Les Verts en embuscade

Les Verts planchent sur l’éventualité de présenter une candidature pour le Conseil fédéral. Le parti décidera le 18 octobre s'il lance un candidat. Dans un communiqué publié vendredi, le mouvement indique avoir dans ses rangs «de nombreuses personnes compétentes». Pour mémoire, les Verts ne font pas partie de la «formule magique» du Conseil fédéral.

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(jbm)

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