Actualisé 14.08.2017 à 21:33

Burkina FasoQuinze victimes de l'attaque identifiées

Sept Burkinabè et huit étrangers figurent parmi les victimes de l'attentat perpétré dimanche soir à Ouagadougou.

L'attaque «terroriste» survenue dimanche soir à Ouagadougou a fait au moins 18 morts, dont sept Burkinabè et huit étrangers, a annoncé lundi le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry. Les trois autres victimes n'ont pas été identifiées. Un deuil national de trois jours a été décrété par les autorités à compter de lundi.

Assaillants «très jeunes»

Lors d'un point de presse, la procureure du Burkina Faso, Maïza Sérémé, a affirmé que les «assaillants étaient très jeunes, de peau claire et noire. (...) Ils se sont remorqués sur une moto pour arriver sur le lieu du crime. Chacun des terroristes était armé d'un AK47» (fusils d'assaut Kalachnikov, NDLR).

Selon la procureure, l'attentat a fait 18 morts, dont huit Burkinabè et sept étrangers (un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Turc et deux Koweïtiennes). «Trois victimes» n'ont pas encore pu être identifiées.

La plus jeune victime ayant succombé durant cette attaque avait 15 ans, a-t-elle souligné. Parmi les 22 blessés figuraient plusieurs enfants et cinq agents des forces de défense et de sécurité. Au total, 40 personnes ont été libérées lors de l'assaut de ces forces, a-t-elle précisé. Selon Ottawa, une deuxième personne de nationalité canadienne figure parmi les victimes.

Le DFAE actualise son conseil aux voyageurs

Interrogé par l'ats, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a de son côté déclaré qu'il n'avait aucune information sur d'éventuelles victimes suisses. Il a actualisé ses conseils aux voyageurs suite à l'attentat et note que «sur l'ensemble du territoire, il existe un risque d'attaques terroristes.»

L'attaque, menée par deux ou trois assaillants selon les témoins, a débuté après 21h00. Après avoir évacué le périmètre, les forces de sécurité - gendarmerie, police et armée - ont donné l'assaut vers 22h15 contre les assaillants retranchés dans l'immeuble qui abrite le café, selon l'officier de gendarmerie.

Les blessés ont été transportés dans la nuit à l'hôpital Yalgado Ouedraogo. «Nous avons reçu une dizaine de blessés, dont trois qui sont décédés. La situation des autres blessés est très critique», a confié dans la nuit un chirurgien à l'AFP.

Attaques régulières

Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est le théâtre d'attaques djihadistes régulières depuis 2015. Le restaurant Istanbul est situé à environ 200 mètres du café Cappuccino, qui avait été en janvier 2016 la cible d'une attaque djihadiste sanglante, selon un mode opératoire similaire, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers. Parmi les victimes figuraient deux Valaisans, l'ancien conseiller national socialiste et ex-directeur de La Poste Jean-Noël Rey et l'ancien député Georgie Lamon. (nxp/ats/afp)

(NewsXpress)

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