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Cyclisme«Rabobank fonctionnait avec le dopage»

Le dopage a été pratique courante au sein de la formation néerlandaise Rabobank entre 1996 et 2012, selon Thomas Dekker et d'autres coureurs sous couvert de l'anonymat.

«De 1996 à 2012, la formation Rabobank fonctionnait avec le dopage», assure la quotidien néerlandais «NRC Handelsblad» sur base d'une dizaine de témoignages. L'institution bancaire a stoppé son partenariat en décembre dernier après la publication d'une partie du rapport de l'USADA, l'agence antidopage américaine, sur l'enquête liée à Lance Armstrong.

Seul coureur à s'exprimer en acceptant d'être cité, Dekker explique avoir eu recours à des transfusions sanguines en 2007 alors qu'il roulait pour Rabobank. Il avait déjà reconnu avoir utilisé de l'EPO durant sa carrière et avait a été suspendu deux ans pour dopage en 2009 après avoir été contrôlé positif à la Dynepo.

Dekker a expliqué avoir commencé en 2006 avec l'EPO, avec l'aide des médecins de Rabobank. «Il était facile d'être influencé, le dopage était répandu», a expliqué le Néerlandais, alors grand espoir du cyclisme.

«Il n'y avait pas de voix contraire. Le dopage était monnaie courante et une façon de courir pour de nombreux coéquipiers, collègues et, donc, moi aussi. Le dopage fait partie du métier», a-t-il poursuivi.

«Les transfusions sanguines, je pensais que c'était la voie du succès. Tous les grands coureurs le faisaient. J'ai reçu trois fois une poche de sang. Avec le dopage, tu pouvais tout avoir, mais en fait il ne te reste ensuite plus rien», a encore expliqué Dekker 28 ans, qui a roulé pour Rabobank de 2004 à 2008.

Le coureur est à présent sous contrat avec Garmin-Barracuda.

Un autre coureur, qui souhaite rester anonyme, a expliqué que Rabobank avait entamé les pratiques de dopage en 1996 «parce que l'ensemble du peloton fonctionnait à l'EPO». (ats)

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