Otages suisses en Libye: Rachid Hamdani sera fixé d'ici un mois
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Otages suisses en LibyeRachid Hamdani sera fixé d'ici un mois

Le procureur libyen à 30 jours pour faire appel du non-lieu prononcé dimanche à Tripoli en faveur de Rachid Hamdani pour «activités économiques illégales», selon Amnesty International.

«Dans la coutume libyenne, si le procureur décide de faire recours, il entreprend cette démarche dans la semaine qui suit le verdict. Légalement toutefois, il a un délai de 30 jours pour faire appel», a indiqué mardi à l'ATS le porte-parole de la section suisse d'Amnesty International (AI), Alain Bovard, précisant qu'aucune demande en ce sens n'avait été déposée à ce jour.

L'heure est donc à la prudence quant à un éventuel départ de M. Hamdani du territoire libyen, évoqué après le verdict favorable de dimanche. Et ce, d'autant plus que l'avocat de l'entrepreneur suisse n'avait pas encore reçu mardi l'ordonnance de non-lieu du tribunal et que le passeport de M. Hamdani ne lui avait pas été restitué. «D'un point de vue légal, M. Hamdani a été blanchi, il s'agit maintenant d'une décision politique», a expliqué M. Bovard.

Selon le politologue genevois Hasni Abidi, il n'est pas dans l'intérêt des autorités judiciaires et politiques de s'opposer à cette relaxe. «Pour eux (les Libyens) le but est atteint: la justice a travaillé jusqu'au bout (...), montrant bien que, selon Tripoli, les procès intentés aux deux Suisses retenus en Libye n'ont rien à faire avec l'arrestation d'Hannibal Kadhafi à Genève en juillet 2008».

«Maintenant, les Libyens attendent un geste suisse, pour ne pas dire genevois concernant les conditions de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi», a-t-il analysé après l'annonce du verdict.

Verdict jeudi

Sous le même chef d'accusation, le compagnon d'infortune de Rachid Hamdani, Max Göldi, a lui écopé d'une amende de 1000 dinars (environ 860 francs). Mais contrairement à M. Hamdani, il se trouve encore dans l'attente du verdict de son procès en appel pour «séjour illégal». Après avoir été reporté le 4 février, celui-ci doit tomber jeudi, selon Amnesty.

Pour l'organisation de défense des droits humains, qui espère «un verdict clément», tout pronostic est hasardeux. «C'est l'inconnue. Nous ne savons en effet pas si ce procès a été reporté en raison de contretemps ou pour des motifs plus stratégiques», a souligné M. Bovard.

(ats)

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