Législatives en France: Rachida Dati renonce à se présenter à Paris
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Législatives en FranceRachida Dati renonce à se présenter à Paris

L'ex-garde des Sceaux annonce annonce qu'elle ne sera pas candidate aux législatives dans la capitale face à l'ancien premier ministre François Fillon.

Fillon et Dati lorgnent tous les deux sur la Mairie de Paris.

Fillon et Dati lorgnent tous les deux sur la Mairie de Paris.

L'ancienne ministre française de la Justice et maire de droite du chic 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, annonce qu'elle ne sera pas candidate aux législatives dans la capitale face à l'ex-Premier ministre François Fillon, dans un entretien au «Figaro Magazine».

«J'aurais pu me présenter et faire battre François Fillon» mais «je ne serai pas de ceux qui parlent d'unité mais ne se l'appliquent pas à eux-mêmes», déclare l'ancienne égérie du gouvernement de Nicolas Sarkozy, dans cet entretien à paraître vendredi.

«En responsabilité, je ne souhaite pas ajouter de la division à l'échec en me présentant dans la circonscription où je suis pourtant légitime», ajoute la députée européenne.

Rachida Dati, fille d'immigrés originaires du Maroc et d'Algérie, âgée de 46 ans, ne faisait pas mystère ces derniers mois de ses ambitions pour reconquérir Paris, géré depuis 2001 par la gauche, mais se heurtait frontalement à François Fillon, qui ambitionne aussi le fauteuil de maire de la capitale.

Fillon veut la Mairie de Paris

M. Fillon, qui a décidé de ne plus se présenter aux législatives dans la Sarthe (ouest) où il était élu depuis plus de 30 ans, a été investi par l'Union pour un mouvement populaire (UMP, droite) candidat dans la 2e circonscription de Paris, une circonscription que visait également Mme Dati.

Les deux personnalités voyaient en cette élection législative (10 et 17 juin) une première marche vers la conquête de la mairie de Paris.

Réputée pour son tempérament volcanique mais très isolée dans cette bataille, Rachida Dati avait dénoncé le parachutage du Premier ministre, et menacé de le fragiliser en maintenant sa propre candidature.

Elle lance, dans le Figaro Magazine, un appel à «la refondation de la droite parisienne», à la fin des pratiques de «cooptation».

«Pour moi, les électeurs ne doivent pas être un tremplin pour une rente ou une planque pour des politiques craignant un échec ou pour préparer d'autres ambitions», poursuit Rachida Dati en visant clairement M. Fillon, qui pourrait briguer la mairie de Paris en 2014.

L'ancienne ministre assure de son côté avoir refusé «de nombreuses propositions alternatives» pour les législatives de juin, dans «des circonscriptions dites acquises à la droite» en région parisienne. (afp)

Fillon brigue officiellement la présidence de l'UMP

François Fillon entre officiellement dans la course pour la présidence de l'UMP. Elle devrait débuter pour de bon au lendemain des élections législatives sur fond de rivalité entre Jean-François Copé et l'ancien Premier ministre.

«Je prendrai toute ma part, avec d'autres, à cette compétition», annonce l'ancien chef du gouvernement de Nicolas Sarkozy dans une interview à paraître vendredi dans Le Figaro Magazine.

«Depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n'y a plus, à l'UMP, de chef naturel. Donc, il y aura une compétition. Mais la compétition ne signifie pas la division», poursuit-il, alors que les ténors de la majorité sortante ont mis en sourdine leurs désaccords pour la campagne des législatives des 10 et 17 juin.

Pour François Fillon, le rôle du futur dirigeant de l'UMP «sera de rassembler, construire un projet, susciter un espoir, incarner une alternative». «La confrontation des idées, ce n'est pas la guerre».

Selon un sondage Ifop réalisé du 10 au 11 mai, François Fillon est la personnalité préférée des Français (27% contre 13% pour Jean- François Copé) et des sympathisants du parti (42%) pour prendre les rênes de l'UMP.

Dans l'entourage du secrétaire général de l'UMP, on fait valoir que ce sont les 250'000 adhérents à jour de cotisations qui priment dans le vote. «Fillon n'a aucun soutien réel», affirme Jean-François Copé dans Le Monde daté du 24 mai.

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