Actualisé 23.01.2009 à 10:10

FranceRachida Dati va quitter le gouvernement

Rachida Dati quittera le gouvernement ces prochains mois. La ministre française de la Justice a finalement cédé aux pressions du président Nicolas Sarkozy et accepé de se porter candidate aux élections européennes de juin.

Mme Dati a accepté d'être numéro deux sur la liste UMP en Ile-de- France pour les européennes, derrière le ministre de l'Agriculture Michel Barnier, ont indiqué des sources au gouvernement et au parti majoritaire.

Michel Barnier, qui conduira la campagne nationale de l'UMP pour les européennes, démissionnera du gouvernement courant mai, a précisé une source gouvernementale. Quant à Rachida Dati, «elle restera au gouvernement au moins jusqu'à l'élection», a estimé un haut responsable de l'UMP.

Pour les têtes de liste aux européennes, boudées par les ténors de l'UMP, Nicolas Sarkozy a dû faire appel à des quasi inconnus, en dehors de Michel Barnier et du président de l'Institut du Monde arabe Dominique Baudis, dans le Sud-Ouest.

L'UMP réunit samedi à Paris son Conseil national pour adouber ses têtes de listes et une nouvelle direction, deux casse-tête qui ont alimenté les frictions au sein du parti. «Tout ça a été accouché dans la douleur», a confirmé un membre de la direction actuelle du parti.

Nicolas Sarkozy, qui devrait s'adresser au Conseil national samedi sur le thème de l'Europe, s'est fortement impliqué pour remettre son parti en ordre de bataille.

«Le président de la République veut une UMP à la fois dynamique et qui soit un métissage des générations, des origines, des lignes politiques», a expliqué jeudi matin Jean-Pierre Raffarin avant d'être reçu par le chef de l'Etat.

L'ancien Premier ministre sera le seul vice-président du Conseil national de l'UMP confirmé à son poste.

Le jeu de la concurrence

Nicolas Sarkozy a délibérément organisé la concurrence au sommet du parti en poussant l'ex-ministre du Travail Xavier Bertrand à devenir secrétaire général et son successeur, Brice Hortefeux, à occuper une des vice-présidences. Les deux hommes sont réputés ne pas s'aimer, même s'ils ont mis une sourdine à leur animosité.

C'est aussi à la demande du chef de l'Etat que le nouveau ministre de l'Immigration, Eric Besson, transfuge du Parti socialiste, sera nommé secrétaire général adjoint de l'UMP.

Cette ouverture risque de faire grincer des dents, comme l'arrivée du radical Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, au poste de vice-président du Conseil national.

Pas un «ramasse-miettes»

Il y a quelques jours, le député Axel Poniatowski estimait ainsi qu'Eric Besson n'avait pas sa place dans les instances dirigeants de l'UMP, "qui n'est pas un ramasse-miettes".

Axel Poniatowski n'en sera pas moins, dans le nouvel organigramme, un des quatre secrétaires généraux adjoints qui flanqueront Xavier Bertrand ... aux côtés d'Eric Besson.

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à la Prospective conservera son poste de secrétaire général adjoint et le député UMP Marc-Philippe Daubresse fera le quatrième.

Le Conseil national aurait aussi quatre vice-présidents, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie rejoignant Brice Hortefeux, Jean-Pierre Raffarin et Jean-Louis Borloo.

Les actuels vice-présidents Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie, contraints de céder la place, conserveront des fonctions au sein de la direction. (ats)

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