Racisme: il est un groupe de travail à lui tout seul
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Racisme: il est un groupe de travail à lui tout seul

Le groupe de travail sur la norme pénale contre le racisme est composé... d'un seul homme.

L'affaire a fait grand bruit: lors d'un voyage officiel au début octobre en Turquie, le conseiller fédéral Christoph Blocher a violemment attaqué la norme pénale contre le racisme. A son retour, il a affirmé qu'un groupe de travail du Département fédéral de justice et police (DFJP) était à pied d'œuvre et examinait des propositions de révision de la norme entrée en vigueur en 1995. En fait, le groupe de travail, qui doit examiner la révision de la norme pénale contre le racisme, se compose actuellement... d'un seul homme.

C'est ce qu'a reconnu hier Michael Leupold, directeur de l'Office fédéral de la justice (OFJ), à la suite d'un article de la SonntagsZeitung. Son supérieur affirme s'atteler aussi à la tâche. A la demande du Conseil fédéral, le groupe de travail devrait incorporer le président de la Commission fédérale contre le racisme, Georg Kreis. Michael Leupold dit pour sa part n'avoir encore reçu aucune instruction en ce sens. Sur le fond, le haut fonctionnaire, qui s'occupe du dossier depuis des années, considère que la plus grande difficulté va résider dans la définition de la négation d'un génocide.

Cela peut conduire à ce qu'un juge doive décider si l'événement nié est un génocide ou non. Le directeur de l'OFJ pourrait imaginer que, sur ce point, on fasse appel à une référence internationale. Il est aussi possible de renoncer à une réglementation, mais rien n'est encore décidé.

(ap)

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