Radicaux et libéraux: mariage prévu en 2009
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Radicaux et libéraux: mariage prévu en 2009

Radicaux et libéraux ne devraient plus former qu'un seul parti dès 2009.

Cette fusion ne sera pour l'instant effective qu'au niveau national et il faut encore trouver un nom définitif à la nouvelle formation.

Les nouveaux statuts sont en consultation jusqu'au 29 août.

La base du PRD et celle du PLS devront notamment dire comment elles souhaitent désigner le nouveau parti. Plusieurs options sont proposées car «il est important de trouver une marque dans laquelle on se reconnaît», a expliqué la libérale Chantal Balet en présentant le projet mardi devant la presse.

Première solution: reprendre l'image de marque du parti radical en l'adaptant. Le Parti libéral-radical (PLR) verrait ainsi le jour. Ses initiales seraient accompagnées de la mention «les Libéraux-Radicaux». Mais la base pourra aussi demander un changement plus profond de l'identité et faire des propositions en ce sens.

Garanties pour les libéraux

Côté statuts, des garanties devraient être apportées pendant une période transitoire de sept ans au «petit frère» libéral, s'est réjoui le président du PLS Pierre Weiss. Les libéraux devraient être représentés de manière appropriée dans tous les organes de direction jusqu'aux élections fédérales de 2015.

Au moins trois de la vingtaine de membres du comité directeur proviendront du courant libéral, tout comme un des quatre vice-présidents. A Bâle-Ville, Genève et dans le canton de Vaud, les deux partis pourront continuer de coexister. Chacun aura au minimum quatre représentants à l'Assemblée des délégués (jusqu'à 600 personnes) du parti national.

Laisser le temps au temps

Les radicaux et les libéraux de ces trois cantons seront parallèlement tenus de travailler en commun ainsi que de conclure des alliances pour les élections fédérales et, si possible, pour les scrutins cantonaux. Tous les quatre ans, ils devront signer un accord de collaboration.

«Il faut laisser quelques années aux partis cantonaux pour pondérer avantages et inconvénients» d'une fusion, a expliqué Pierre Weiss. Le pas récemment franchi par les Neuchâtelois et en passe de l'être au niveau national devrait cependant susciter un intérêt supplémentaire, selon lui.

En attendant, le Genevois et le président du PRD Fulvio Pelli, fervents adeptes du rapprochement, n'ont pas manqué d'éloges face à la création d'un nouveau grand parti, «le plus jeune de Suisse mais aussi celui avec la plus vieille tradition».

Grande maison libérale

Maintenant que radicaux et libéraux siègent ensemble sous la Coupole fédérale, il est essentiel d'offrir un toit commun aux forces libérales. Car ce n'est pas moins de 35% de la population qui se reconnaît dans de telles valeurs, a noté Fulvio Pelli. L'objectif électoral reste toutefois plus modeste.

Le nouveau parti représentera 17,7% des suffrages exprimés lors des dernières élections fédérales. Troisième formation nationale, elle représenterait la première force politique dans cinq cantons (SO,TI,VD,GE,NE) et la seconde dans huit autres (BE,LU,OW,NW,GL,ZG,BS,VS).

Porte ouverte

«Notre but est de convaincre tous les libéraux de tirer à la même corde», a souligné le président du PRD. A ce titre, la porte est ouverte aux bourgeois démocrates qui ont quitté les rangs de l'UDC ainsi qu'aux Verts libéraux. Un tel élargissement n'est toutefois pas pour demain. Il faudrait d'abord que les personnes concernées fassent part de leur intérêt.

Les instances dirigeantes du PRD et du PLS plancheront une nouvelle fois sur le projet de fusion en septembre. Puis les assemblées des délégués se prononceront le 25 octobre à Berne. Si elles donnent leur aval, une assemblée constituante se tiendra le jour même. Et en janvier, une assemblée des délégués pourrait élire les organes du nouveau parti. (ats)

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